souvenirs

Vendredi 2 septembre 2016 5 02 /09 /Sep /2016 08:00

Souvenir n° 3

souvenir3-4Au printemps 1975, je me suis retrouvé jusqu'à la fin de l'année face à une classe de 4ème dans un petit collège de 200 élèves. Rien de particulier jusqu'à ce qu'un jour, vers 18 heures, je reçoive un coup de téléphone. Anne était partie au lycée pour sa garde de nuit. Au bout du fil, une voix féminine, jeune en apparence, qui me demande comment ça va, ce que je fais, si je suis bien rentré du boulot... J'ai beau demander à qui j'ai l'honneur, pas de réponse. Je raccroche. Quelques minutes plus tard, nouvel appel, avec la même voix, insistante. (rappel : 1975, pas d'affichage du numéro d'appel, pas moyen de débrancher le téléphone. Seule solution pour être en paix : liste rouge ou laisser le combiné décroché !)souvenir3-1

Au fil des jours, les appels continuent. Toujours dans le même créneau horaire (18-19 heures), toujours quand Anne est partie au travail, toujours avec la même voix féminine au bout du fil. Jamais d'appels pendant le week-end ou quand Anne est là ! Petit à petit, il devient évident que cette personne sait beaucoup de choses de moi et de ma vie privée : elle me parle de mes tenues vestimentaires, de ma voiture, de mes horaires de travail... À force de recoupements et d'indices, je finis par être convaincu que ces appels émanent d'une personne du collège et très certainement d'une élève.

Dès le premier jour, ces appels avaient pris un caractère érotique, voire carrément pornographique. Ces appels se résumaient le plus souvent à un long monologue où ma mystérieuse correspondante me faisait partager ses émois sexuels, me décrivait avec force détails ses masturbations en pensant à moi, me disait qu'elle était allongée nue sur son lit, les cuisses écartées en train de se caresser le clitoris, qu'elle était trempée (ellle me faisait même écouter le clapotis de sa mouillure barattée par ses doigts !) J'avais renoncé à raccrocher la laissant aller jusqu'au bout de ses fantasmes. Je crois qu'il lui arrivait de jouir. À 19 heures, elle raccrochait non sans avoir promis de me rappeler très bientôt. Pendant toute la communication, je me contentais de dire de temps en temps que je l'écoutais et je dois avouer qu'elle parlait si bien, avec une telle sensualité que je bandais en silence. 

souvenir3-3Je n'ai jamais rien dit de ces coups de téléphone à Anne. 

De passage à la gendarmerie pour signaler le problème, il me fut répondu que les seuls moyens d'y échapper étaient soit de me faire inscrire sur la liste rouge (ce qui signifiait un changement de numéro) soit de porter plainte (ce qui signifiait procédure assez longue et frais de justice). Cependant, je tenais à tout prix à démasquer la coupable. En recoupant tous les indices, j'avais acquis la certritude que ma correspondante anonyme était une élève de la classe de 4ème dont j'avais la charge. Il m'a fallu plus de deux mois pour arriver à mes fins. Elle a fini par se trahir elle-même un jour où je lui ai suggéré de m'appeler plus tard dans la soirée et qu'elle m'a répondu que ce n'était pas possible, qu'elle ne serait plus seule, que son père allait rentrer. Et puis, parmi les filles de la classe, la seule qui ne parlait presque pas, toujours sur la réserve, c'était Isabelle K*, mais la meilleure élève à l'écrit et surtout une très belle fille avec de longs cheveux châtains, une poitrine déjà bien formée et un regard à faire fondre quand on parvenait à le croiser car elle le cachait derrière le voile de sa chevelure. Son père qui était professeur au collège était aussi maire d'une petite commune voisine. En discutant avec lui, j'ai appris qu'il passait trois soirs par semaine à la mairie (de la fin des cours jusqu'à 19 heures ) précisément les jours où je recevais les coups de fil.

Alors un soir, alors que ma correspondante venait de raccrocher et de me raconter une fois de plus combien elle avait envie de moi, qu'elle aimerait prendre la place de ma compagne dans mon lit, qu'elle s'était enfoncé une banane dans le vagin en pensant que c'était ma bite, j'ai composé sans tarder le numéro personnel de mon collège prof... On a décroché. Bingo : c'était elle !

- La partie est finie, Isabelle ! 

- Ce n'est pas moi ! mais cela sonnait faux.

Et à compter de ce jour, les appels ont dénitivement cessé !

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Par michel koppera - Publié dans : souvenirs - Communauté : Fantasmes et écriture
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Jeudi 1 septembre 2016 4 01 /09 /Sep /2016 08:00

Souvenir n° 2

souvenir2Pendant presque un trimestre de l'année scolaire 1974-1975, je me suis retrouvé à remplacer une prof de français dans une classe de CPA (classe préparatoire à l'apprentissage) composée d'une petite quinzaine d'élèves de 15-16 ans qui alternaient formation en entreprise et cours au collège. Plus de garçons que de filles. Dans le fond de la classe, seule à sa table, derrière les autres, s'installait toujours une fille à lunettes, cheveux frisés, très timide dont je n'entendais quasiment jamais le son de la voix, répondant par monosyllabes à mes questions. Je ne faisais pas spécialement attention à elle jusqu'au jour où assis au bureau pendant que les élèves faisaient un exercice, je me suis rendu compte que cette fille penchée sur sa feuille avait la main gauche sous la table. J'ai d'abord pensé qu'elle cherchait à tricher, puis en l'observant plus attentivement, j'ai constaté que son bras glissé sous la table était comme agité de tremblements... Sans éveiller ses soupçons, je me suis arrangé pour voir ce qui se tramait. La main sous sa jupe écossaise, elle se branlait énergiquement. Aucun doute là dessus ! Je l'ai regardée faire... Quand elle a joui, ses joues se sont empourprées et elle a serré les cuisses sur sa main...  Quelques minutes de répit, puis elle a repris sa masturbation. Je me suis levé pour passer en revue la progression du travail des élèves. Quand je suis arrivé à la hauteur de la fille, penché au-dessus d'elle, j'ai aperçu son avant-bras glissé dans sa ceinture. Elle s'est immobilisée. J'ai fait semblant de vérifier son travail :

- C'est bien, continue comme ça ! souvenir2-1

Quand je suis revenu au bureau, elle avait recommencé à se branler. Au fil des jours et de semaines, je me suis rendu compte qu'elle se branlait systématiquement pendant le cours, et qu'elle jouissait deux à trois fois par heure. Quand j'ai demandé à ses autres profs s'ils avaient remarqué un comportement étrange de la part de cette élève, ils m'ont tous répondu que non, que tout était normal...

Je suis aujourd'hui persuadé qu'elle était parfaitement consciente que je savais ce qu'elle faisait en cours et que cela l'excitait au plus haut point. La preuve, c'est qu'à la fin de ma mission, elle continuait de se branler quand je me penchais au-dessus d'elle pour contrôler ou corriger son travail. 

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Mercredi 31 août 2016 3 31 /08 /Août /2016 08:00

Aujourd'hui dernier jour de vacances pour les élèves et jour de pré-rentrée pour les enseignants. L'occasion pour moi d'évoquer quelques souvenirs.

Année scolaire 1974-1975. Je suis encore étudiant, je prépare ma maîtrise de lettres. Pour arrondir nos fins de mois difficiles, Anne et moi avons déniché des jobs à temps partiel. Elle sera pionne dans un internat trois nuits par semaine, moi j'assurerai des remplacements de profs dans des collèges des environs.

souvenir1-3Souvenir n° 1 : Dans une classe de cinquième, composée d'élèves calmes et sans problèmes. Au cours d'une leçon de grammaire, j'intercepte par hasard un mot sur papier que s'échangent deux gamines. Je ne me souviens que très vaguement de leurs physiques: l'une brunette avec des vêtements rouges, l'autre plutôt blonde, 12 13 ans. Aucun souvenir de leurs prénoms. Donc j'intercepte le petit mot et le glisse dans ma poche sans même chercher à le lire. Je n'y pense plus jusqu'à la fin du cours où la brunette vient me voir pour me demander si elle peut récupérer le bout de papier, que ce n'était pas pour tricher, que c'était personnel... Peine perdue ! Une fois seul, intrigué je décide de lire ce message auquel elle semblait attacher tant d'importance. Je ne suis pas déçu ! Je cite de mémoire leur brève correspondance ( il y avait des fautes d'orthographe)

"- Le prof bande. J'aimerais bien lui sucer la bite. Et toi ?

- Oui et j'avalerais tout.

- Tu l'as déjà fait ?"

Je ne connaîtrai jamais la réponse à cette question. Ce jour-là, j'ai perdu toutes mes illusions sur l'innocence de la jeunesse.

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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 08:30

Keepsake 30

Mes aventures et mésaventures, # 16

L’inconnue au pantalon de velours rouge, 1972

k30-1J’étais étudiant en seconde année de licence de Lettres. Vie d’insouciance et de plaisirs interdits. Avec Anne, nous habitions un grand appartement en plein centre-ville, au 5ème étage, sans ascenseur, juste au-dessus d’un Monoprix. Presque chaque soir, notre appartement devient le lieu de rencontre de copains et copines qui viennent passer un moment, boire un thé ou fumer un joint. Parmi les habitués, il y a un étudiant en sociologie qu’on surnomme « L’Ombre » parce qu’il ne parle presque pas, passe inaperçu, toujours dans le sillage des autres.

Ce soir d’hiver 1972, l’Ombre arrive en compagnie d’une fille blonde, plutôt plantureuse, portant sweat-shirt blanc et pantalon de velours rouge (ce sont les seuls souvenirs que j’ai gardés d’elle). Donc soirée habituelle qui réunit une bonne demi-douzaine de connaissances : dîner frugal, boissons fraîches (Perrier, limonades) ou chaudes (thé au jasmin). Un des convives a apporté une barrette de shit, du bon, du libanais. On roule des pétards. Sur la platine, on met du Pink Floyd et du Mahler. Vers minuit, Anne va se coucher, elle travaille le lendemain matin de bonne heure. Dans la nuit noire, on se retrouve à un petit groupe d’irréductibles. Ils se retirent les uns après les autres. À deux heures du matin, nous ne sommes plus que deux dans le salon : la blonde au pantalon de velours rouge et moi. On se prépare un dernier joint. Après tout va très vite : on se regarde, on se touche, on s’embrasse, on se déshabille sans bruit. Elle a une très grosse poitrine et un large pubis à peine ombré de poils. Je suis tellement défoncé que je n’arrive même pas à bander correctement.

- C’est pas grave, qu’elle me dit à voix basse, je suis tellement large que je ne sens presque rien. Si tu veux, tu peux y mettre les doigts, j’aime assez ça.

Et c’est comme ça que je commence par lui fourrer deux doigts dans la chatte, puis trois, puis quatre… C’est vrai qu’elle était large et incroyablement mouillée. J’avais l’impression qu’à chaque fois que j’ajoutais un doigt, son vagin devenait plus souple. Elle était assise sur le canapé, les cuisses grandes ouvertes, le vagin béant. Moi, à genoux entre ses jambes, je lui fouillais la chatte. Finalement, presque sans forcer, je lui ai mis la main entière dans le ventre. Je ne saurais dire ce qu’elle ressentait vraiment mais elle ondulait des hanches en silence et suintait de partout. De mon côté, c’était comme si ma main s’était glissée dans une moufle de peau très moite. Ça a duré un bon moment jusqu’à ce que j’éjacule dans le vide et qu’elle me saisisse doucement le poignet pour retirer ma main de sa gangue de chair.

- Ça suffit, me dit-elle. Ne te donne pas cette peine. C’est gentil de ta part d’avoir essayé, mais je n’ai encore jamais joui. Allez, on va se coucher maintenant !

Le lendemain matin, elle est repartie en entraînant l’Ombre dans son sillage. Je ne l’ai jamais revue. 

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Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 08:40

Mes aventures et mésaventures, # 15

4. Karine et Marco, 1990-1991

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Après le mystérieux départ de Samyra (nous n’avons réalisé qu’après coup que nous ne savions que fort peu de choses sur elle) je suis resté en relation avec Karine et Marco. En fait, nous avons entamé une relation à trois qui a duré presque une année et demie, d’avril 1990 à septembre 1991. Nous nous rencontrions un week-end par mois, alternativement chez eux et chez moi. Cette rencontre avait toujours lieu dans la semaine qui suivait l’arrêt des règles de Karine, période où elle était sexuellement parlant la plus disponible et réceptive. Nos week-ends étaient presque intégralement consacrés au sexe. Une de nos activités préférées était de jouer au strip-poker avec gages. Nous y jouions avec un jeu de cartes illustrées de photos pornographiques qui entretenaient notre excitation. À chaque partie, le perdant ôtait un vêtement, puis le premier qui atteignait dix parties gagnées se voyait octroyer le privilège de donner un gage aux deux autres. Pour les plus sages, ces gages se limitaient à une simple masturbation ou échange de caresses. Mais cela pouvait aller jusqu’à des jeux de godes, de léchages de cul ou une séance de baise en bonne et due forme. Lorsque c’était à Karine de nous infliger un gage, son grand plaisir était de s’installer confortablement dans un fauteuil à poil, les mains entre les cuisses, et de nous demander de nous branler mutuellement devant elle, et surtout de nous sucer. Elle adorait nous regarder faire.k15-4-4

Quand on avait épuisé l’imagination des gages, on baisait à trois. À ce jeu-là, c’était encore Karine la reine. Elle se plaisait à comparer nos deux bites, une dans chaque main : celle au poil noir, longue et fine de Marco ; la mienne plus épaisse et trapue, au poil châtain. Elle aimait frotter les deux glands l’un contre l’autre, les prendre en bouche ensemble et surtout se faire foutre par les deux en même temps : l’un en con ou en cul, l’autre en bouche, mais surtout être prise en sandwich avec une queue dans le con, la seconde dans le cul. Alors, elle enfilait les orgasmes en gueulant son plaisir. Jamais rassasiés de sexe, on regardait « Le journal du hard » sur Canal + à poil sur le canapé. Karine n’avait pas abandonné ses rêves de modèle de charme. Alors on faisait encore des photos, de plus en plus obscènes, de plus en plus pornographiques, où elle jouait avec la queue de Marco.

k15-4-2Et puis, en août 1991, Karine fut invitée pour une semaine au Cap d’Agde afin de participer à un casting X. Marco l’y accompagna. Ce séjour marqua un tournant dans nos relations. En effet, à leur retour, si Karine se montra résolument enthousiaste (selon ses dires, elle s’était fait quotidiennement défoncer par des mecs montés comme des ânes), Marco se montra beaucoup plus taciturne et tomba malade. À cette occasion, j’appris qu’il souffrait  depuis plusieurs années de psoriasis qui se manifestait par crises aiguës qui envahissaient littéralement tout son corps. Je fus plusieurs mois sans les revoir. À notre dernière  rencontre, en décembre 1991, Marco se montra franchement hostile à mon égard ; il me tenait responsable, par mes photos, de l’aventure du Cap d’Agde si bien que je préférai en rester là.

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Epilogue

En septembre 1992, je quittai la France pour l’Afrique puis l’Amérique du sud, jusqu’en août 1999. Pendant ces sept années, je n’entendis plus parler de Karine et Marco, sauf une fois en 1994 où Karine m’envoya une lettre pour me demander de l’argent ; ils traversaient une période difficile et sollicitaient ma générosité. Je leur envoyai un chèque en retour de courrier et puis plus rien.

 

2001. Cela faisait deux ans que j’étais installé avec femme et enfants sur la côte atlantique, lorsque je reçus un coup de téléphone de Karine. J’eus du mal à reconnaître sa voix, fatiguée et cassée par le tabac. Elle ne me dit pas comment elle avait retrouvé ma trace. Elle m’apprit que Marco était décédé en 1997 d’une ultime crise de psoriasis qui avait envahi ses poumons. Elle-même avait dû subir une ablation des ovaires et vivotait de petits boulots. Elle évoqua le passé, exprima le désir de me revoir. Mais c’était trop tard. Elle téléphona encore deux ou trois fois puis, de guerre lasse, abandonna la partie. Elle ne savait toujours pas ce qu’était devenue Samyra.

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Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 09:18

Mes aventures et mésaventures, # 15

3. Samyra, Karine et Marco. Avril 1990

k15-3-1Il y a dans la vie certains moments inoubliables dont on aimerait emporter le souvenir avec soi au-delà de la mort. Ce dimanche d’avril 1990 en fait partie. J’étais venu avec 4 pellicules couleur de 36 poses, du 200 ASA je crois (le numérique n’existait pas encore !) et mon Canon F1. Nous avons commencé par un déjeuner dominical et très convivial. Ce n’est que vers 16 heures, après le café que nous sommes passés aux choses sérieuses. Samyra et Karine sont allées dans la salle de bain pour se préparer. Je me souviens que Samyra n’avait pas de lingerie sexy et que Karine se proposa de lui prêter soutien-gorge, petite culotte, porte-jarretelles et bas résille. De fait, plus d’une demi-heure plus tard, lorsqu’elles sont réapparues au salon, elles étaient toutes les deux en grand uniforme de putain. Quelques poils follets d’un beau brun dépassaient du string blanc de Karine et la poitrine opulente de Samyra menaçait d’exploser le soutif mauve que lui avait prêté Karine. La séance de pose devait avoir lieu dans le salon dont on avait baissé les volets roulants : un canapé, un tapis de laine, rien d’autre !

Ce fut Karine qui se proposa pour passer la première. Poses aguichantes, de plus en k15-3-2 plus dénudées, de plus en plus obscènes. À côté de moi, Marco ne pipait mot mais semblait très attentif. En retrait, Samyra encourageait son amie. Au bout d’une petite heure, j’en ai eu terminé avec la première pellicule. Le temps de recharger l’appareil, Samyra avait pris la place de Karine. Même scénario : on débute par des photos style mode, puis on passe à l’érotisme chic pour terminer par le franchement pornographique, c'est-à-dire cuisses ouvertes, con et cul offerts… Et puis, tout a basculé sur une simple suggestion :

- Alors, les filles, ça vous dirait de poser ensemble ?

Sans se le faire dire deux fois, Karine est venue rejoindre Samyra sur le canapé. Elles ont d’abord posé côte à côte, puis spontanément se sont pris la main, avant de se caresser, s’embrasser. Peu à peu, la situation est devenue torride. Elles se branlaient mutuellement, indifférentes à l’objectif, entièrement tournées vers la recherche de leur propre plaisir. Je crois qu’elles ont épuisé toutes les possibilités manuelles et buccales entre deux amantes. Je mitraillais à qui mieux mieux, sans aucun souci de beau cadrage, de bon éclairage… À côté de moi, Marco était sur des charbons ardents.

k15-3-3- Viens ! lui a dit Karine. Et toi, Michel, laisse tomber les photos…

Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés tous les quatre à poil dans le salon. Aujourd’hui encore, presque un quart de siècle plus tard, il m’est difficile de trouver les mots pour décrire ces deux heures de pur bonheur que nous avons vécues et partagées. Un monde de sueur, de salive, de mouillure et de sperme mêlés ; un récital de soupirs, de grognements, de gémissements et surtout de silences… On s’est aimés, passionnément. Il n’y avait plus ni femmes, ni hommes… Rien que des corps hypersexués en quête d’extase, d’épanouissement… Je me souviens avoir joui une première fois dans la chatte de Karine, et plus tard, à la nuit tombée, une seconde fois dans la bouche de Samyra alors que nous étions tête-bêche sur le tapis, dans un 69 sans fin…

Je suis parti vers 20 heures. J’étais loin de me douter que je ne reverrais plus Samyra.k15-3-4 En effet, dans la semaine qui suivit, elle quitta sans explication l’appartement de Karine et Marco, emportant ses quelques affaires personnelles qui tenaient dans deux valises. Nous ne devions plus jamais avoir de ses nouvelles. Quant aux photos que j’avais prises ce jour-là, je n’en vis que quelques-unes (j’avais laissé les pellicules à Karine et Samyra). Aujourd’hui je n’ai gardé qu’une seule photo de Samyra, prise quelques semaines auparavant, et lorsque je la regarde, je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’elle fait, quelle a été sa vie. (photo disponible uniquement sur demande personnalisée)

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Vendredi 3 octobre 2014 5 03 /10 /Oct /2014 11:57

Mes aventures et mésaventures, # 15

 

Samyra, Karine et Marco (1988-1991) 

2. Samyra, hiver 1989-1990.

k15-2-1J’avais 37 ans, c’était la première fois que j’étais attiré par une femme beaucoup plus jeune que moi, à peine sortie de l’adolescence. De la jeunesse, elle avait la santé, l’insouciance et la spontanéité. Samyra ne calculait pas, elle vivait. Issue d’une famille marocaine musulmane, Samyra bien que non pratiquante n’en respectait pas moins un certain nombre de règles de vie comme les interdits de l’alcool et de la viande de porc, et affichait volontiers sa farouche volonté de demeurer vierge jusqu’au mariage. Mais, à part ça, elle faisait preuve d’une grande liberté de mœurs. Lorsqu’on se retrouvait seuls, à l’hôtel ou chez moi certains week-ends, elle me laissait libre accès à son corps. Elle aimait les caresses, les jeux de langue et se révéla une très bonne suceuse de bite. S’il était hors de question de baiser, rien ne l’empêchait de se branler devant moi, de jouer à faire coulisser ma queue raide sur toute la longueur de sa fente bien mouillée, de me laisser jouir sur son ventre ou ses fesses. Elle aimait que je lui lèche longuement la chatte et le cul, et quand le désir était trop fort, le sien comme le mien, elle se permettait une sodomie profonde qui l’amenait irrésistiblement à l’orgasme.

Samyra avait de grands yeux noirs, les cheveux bouclés colorés au henné, une petite bouche aux lèvres tendres, des seins bien ronds et encore juvéniles, la peau très blanche, presque laiteuse, et une belle petite touffe pubienne d’un noir charbonneux. Elle avait le corps plutôt potelé, avec des pieds étonnamment larges, la seule partie de son corps qu’elle tentait de dissimuler à mes regards. Au lit, on écoutait des groupes de rock anglais – une passion qu’elle avait ramenée de son séjour outre-manche et Madonna dont elle était fan depuis qu’elle avait entendu la chanson « Like a virgin ».k15-2-2

Un jour, elle me dit que comme Karine, elle souhaitait gagner un peu d’argent en devenant modèle de charme pour amateurs. J’avais oublié cette demande de Karine que je n’avais d’ailleurs pas prise au sérieux. Rendez-vous fut donc pris chez Karine et Marco, le dimanche suivant, pour une première séance de pose.

 

 

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Jeudi 2 octobre 2014 4 02 /10 /Oct /2014 13:39

Mes aventures et mésaventures, # 15

Samyra, Karine et Marco (1988-1991)

1. Les rencontres

k15-1-1Tout a commencé une nuit de juin 1988 sur un car-ferry qui faisait la liaison entre Southampton et Cherbourg. Je revenais de passer quelques jours chez mon frère qui à l’époque travaillait en Angleterre. Incapable de trouver le sommeil dans le salon-dortoir du ferry, j’avais opté pour le pont arrière où s’étaient rassemblés quelques passagers insomniaques, accoudés au bastingage, le regard perdu dans les flots noirs. C’est là que je fis la connaissance de Samyra, une beurette d’une vingtaine d’années qui rentrait d’un séjour de plus de deux ans à Londres où elle avait vécu de petits boulots. On a discuté pendant une bonne partie de la nuit, jusqu’à l’aube et l’entrée dans la rade de Cherbourg. Une fois à terre, je l’ai accompagnée à la gare où je lui ai laissé mes coordonnées, au cas où… De son côté, elle n’avait ni adresse, ni téléphone, et envisageait de se rendre d’abord chez de la famille du côté de Rouen. On s’est perdu de vue. Pendant plus de trois mois,  elle n’a donné aucun signe de vie et, à dire vrai, je n’en attendais pas. Et puis, au mois de novembre, j’ai reçu un coup de fil de Samyra qui me disait qu’elle avait trouvé un job de serveuse dans un bar à F*, qu’elle logeait provisoirement chez un couple de copains rencontrés là-bas et qu’elle m’invitait à lui rendre visite si j’en avais envie…

F*, c’était à plus de 100 km de chez moi mais, dès le samedi suivant, j’étais au rendez-vous. Je retrouvai Samyra vers 20 heures, à la fin de son service au bar. À peine dans la voiture, elle m’annonça que nous étions invités chez Karine et Marco, le couple qui l’hébergeait depuis plus de deux mois, en attendant qu’elle se trouve un studio pas cher. Ils habitaient au troisième étage d’un petit immeuble d’une zone résidentielle.k15-1-2 Karine et Marco étaient tous les deux agents d’entretien dans un lycée : elle femme de service, lui technicien. Karine avait 32 ans, Marco 35. Ils n’étaient pas mariés mais vivaient ensemble depuis plus de cinq ans. Karine était une petite femme très brune à la peau mate, énergique et chaleureuse. Marco était un peu plus réservé, mais tout aussi sympathique. Très vite, le courant passa entre nous. Au cours du dîner, chacun y alla de ses confidences. Comme je venais de leur dire que j’étais, à mes heures, photographe amateur, Karine parut très intéressée et me demanda sans ambages si je serais partant pour lui réaliser un press-book, une sorte de catalogue coquin, car elle envisageait sérieusement d’arrondir ses fins de mois en posant pour de la lingerie ou des photos de charme. Marco n’y voyait rien à redire. Ce premier jour, il ne se passa rien mais je sentais bien qu’il s’était établi entre nous quatre comme un climat érotique qui ne demandait qu’à s’épanouir.

 

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Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 09:48

Keepsake, page 25

Mes aventures et mésaventures

1982-1992 : la décennie libertine

Granville, juillet 1984 : départ de la course du Figaro.

À l’époque, avec une amie nous avions le projet d’acheter un grand voilier et de partir pour un long périple sur les océans. Pour cela, j’effectue plusieurs stages de navigation afin de parfaire mes connaissances et ma pratique de la voile.

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 Juillet 1984 : stage de deux semaines en Manche Ouest à bord du très gros voilier d’un ancien concurrent de la Transat des Alizés. Comme par hasard, on fait escale à Granville la veille du départ de la course du Figaro.  Soirée à bord très arrosée… On est une dizaine dans le carré : autant de filles que de mecs… À table, je suis assis à côté d’une petite femme brune dont j’ai complètement oublié le nom. On parle, on boit, on sympathise… On se touche, on se caresse. Vers minuit, la tablée se disperse. Avec ma compagne d’un soir, on va faire un tour des pontons, bras dessus, bras dessous… Une heure du matin : retour au bateau. Le pont est désert. On met de la musique douce, on danse, corps à corps, bouche à bouche, ventre à ventre. Elle m’invite dans son voilier pour un dernier verre.

Son bateau est tout au bout d’un ponton obscur. Il fait nuit. On tient à peine à deux dans la cabine surchauffée. L’occasion est trop belle pour envoyer valser les vêtements. Nous voilà bientôt à poil sur la bannette. Nos bouches ne se quittent pas. Je bande, elle est trempée. On baise une première fois dans les ténèbres du carré, puis une seconde fois sur le pont à la recherche de la fraîcheur de la nuit. Je me souviendrai toute ma vie de cette seconde séance de baise lente et langoureuse, au milieu des bateaux immobiles, avec juste le bruit des haubans tintant sous la brise nocturne et au loin, les lumières de la ville ensommeillée. Elle avait de petits seins aux mamelons grenus, une bouche aux saveurs fruitées et un con profond et huileux… Sans oublier son clitoris qu’elle branlait habilement.

Une fois nos corps apaisés, elle est allée se coucher dans sa cabine. Moi, j’ai regagné tant bien que mal mon voilier… Le lendemain, on a levé l’ancre à l’aube et je ne l’ai jamais revue. Je ne me souviens même pas de son prénom.

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Lundi 9 juin 2014 1 09 /06 /Juin /2014 09:15

4. Printemps-été 1992

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En mars, j’avais appris ma nomination en Afrique de l’est pour un contrat de quatre ans. J’avais donc vidé ma maison que j’avais mise en location et, en attendant de partir, je vivais chez mes parents. C’est par le plus grand des hasards que j’ai retrouvé Céline… Faisant des provisions dans un supermarché, je croise Marc, un ancien copain de fac. On discute, il m’apprend qu’il est devenu journaliste, qu’il est marié avec Céline depuis plus de 10 ans, que leur couple bat de l’aile et que lui aussi ne va pas tarder à quitter la métropole pour aller travailler en Guyane. Il m’invite à venir les rencontrer dès le lendemain soir.

celine4-2C’est ainsi que je retrouve Céline. Cela fait plus de 15 ans qu’on en s’est vus. Elle n’a guère changé. Ils vivent dans une immense maison en bordure de marais, avec un chien – un border coolie - et deux chats, mais sans enfants. Profitant d’une absence de Marc, Céline me raconte rapidement qu’ils vivent presque séparés, qu’il habite dans une sorte de chambre mansardée dans une petite maison attenante où il a son bureau et où il reçoit des amis… Je comprends très vite qu’en fait d’amis, il s’agit de ses jeunes maîtresses. On passe une bonne soirée bien arrosée à évoquer le passé et nos projets d’avenir où Céline n’a aucune place.  À deux heures du matin, Marc se retire dans ses appartements et je reste seul avec Céline. On cause encore un peu puis elle me dit :

- Allez, viens, on va se coucher.

J’ai 40 ans, elle en a 42… Nous ne sommes plus des enfants. Pendant les 15 années qui viennent de s’écouler, le sida a fait son œuvre. Si les gestes, les caresses sont devenus plus expérimentés, plus efficaces mais moins spontanés, la prudence est de mise. On sort les capotes. Céline mouille toujours autant. Au fil du temps et de ses amours, sa chatte semble avoir encore gagné en souplesse et en profondeur. Toutes les audaces sont permises, tous les jeux de langues, de doigts, de mains… Aucune pudeur, aucune retenue dans les mots… On baise jusqu’à l’aube, avec des intermèdes où on  fume des joints, en buvant du Perrier. La nuit est à nous. À l’aube, on entend la voiture de Marc qui part au boulot. Alors, avec Céline, on reste au lit jusque tard dans l’après-midi à se caresser, à se donner du plaisir…celine4-4

Pendant les trois mois qui suivent, jusqu’en août 1992, je viendrai régulièrement passer une soirée dans la grande maison au bord des marais. C’était Céline qui me passait un coup de fil pour me dire qu’elle était seule et aimerait bien que je vienne lui tenir compagnie. Marc était de plus en plus absent, distant, et tout absorbé par les préparatifs de son départ. Avec Céline, je crois qu’on s’aimait vraiment. Je me souviens qu’on avait même envisagé qu’elle vienne me rejoindre en Afrique, une fois qu’elle aurait réglé ses affaires sur place : divorce, vente de leur maison… On faisait semblant d’y croire même si je savais qu’elle n’abandonnerait pas ses parents malades qui habitaient à une vingtaine de kilomètres de là.

Début septembre 2012, j’ai embarqué à Roissy dans un Boeing 747 d’Air France. Cap sur les rivages de l’Océan Indien. Je partais pour 7 années d’éloignement de la Métropole. Comme je l’avais pressenti, Céline n’est jamais venue me rejoindre sous le tropique du Capricorne

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Epilogue. novembre 2005.

Un jour par curiosité, je tape sur internet le nom de Céline et voilà que je tombe sur un numéro de téléphone… J’appelle. C’est bien elle. Aussitôt, elle m’invite à venir la voir quand je serai de passage dans la région. Quelques mois plus tard, je lui rends visite, accompagné de ma femme et de ma fille. Céline habite désormais dans une petite maison sans âme d’un lotissement triste à pleurer… Une visite douloureuse. Je retrouve une personne malade, physiquement mais surtout mentalement, rongée par la peur de la vieillesse et de la mort, ressassant ses rancoeurs et de mauvais souvenirs… On passe presque deux heures à écouter ses monologues amers… C’était notre dernière rencontre,  la rencontre de trop

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Par michel koppera - Publié dans : souvenirs - Communauté : Fantasmes et écriture
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