inédits

Mercredi 19 juillet 2017 3 19 /07 /Juil /2017 08:00

"À découvert", chapitre 4

4. Ces deux premiers rendez-vous furent suivis d’une demi-douzaine d’autres, assez semblables. À chaque fois, j’éprouvais les mêmes intenses émotions et Anne avait à chaque fois les mêmes réactions, à savoir une réelle excitation pendant son exhibition, puis quelques heures plus tard venaient les remords et un certain dégoût d’elle-même. Elle se promettait alors de ne plus jamais recommencer, m’accusant de chercher à l’humilier et de manquer totalement de sens moral. Cependant, dans la boîte aux lettres, on ne trouvait plus ni lettres de rappel, ni menaces d’huissier. Mieux, à la fin du mois, on a pu se racheter une télé toute neuve ! Aussi, lorsqu’elle reçut sur sa boîte mail une proposition de rendez-vous dans un hôtel de la périphérie, non loin de l’autoroute, elle accepta sans même m’en informer.

decouvert8Ce qu’il y a de commode dans ce genre d’établissement, c’est qu’on peut accéder librement aux chambres sans passer par la réception. Les chambres étaient regroupées dans deux petits bâtiments à deux étages, posés dans un parc arboré. Je me souviens encore du numéro de la chambre : le A217.  En ce samedi après-midi d’automne, il tombait une petite pluie fine mais persistante. Anne avait revêtu sa tenue habituelle. La porte de la chambre était entrouverte. L’homme qui nous y attendait assis au bord d’un des lits jumeaux avait une cinquantaine d’années. Il était très gros – sans doute plus de 120 kilos – avec une bedaine imposante et un cou empesé de graisse, mais des mains très fines chargées de lourdes bagues. Il avait le regard vif et une voix fluette, presque enfantine. Sur le bureau, près de la télé allumée, il avait déjà déposé l’enveloppe contenant la rémunération de la future prestation d’Anne. Lorsqu’elle me présenta à celui qui disait s’appeler Monsieur Roger, en lui précisant que je serais présent pendant toute la séance, celui-ci me regarda d’un air entendu en répétant : « Je vois, je vois… »

 Au début, tout se déroula selon le scénario désormais habituel : effeuillage, auto-caresses, exhibition cuisses et fesses grands ouvertes, présentation ostentatoire des trous humides, masturbation clitoridienne. Monsieur Roger la regardait faire avec intensité, avec le regard ravi d’un gamin au cirque, lorsque tout à coup, il rompit le silence :

- Cinquante euros de plus si vous acceptez de me sucer.

Anne qui était à quatre pattes sur le lit, la croupe en l’air, une main entre les cuisses en train de s’astiquer, marqua un temps d’arrêt. Elle tourna la tête vers moi et m’interrogea du regard. Je lui répondis d’un haussement d’épaules… Je retins mon souffle.decouvert10

Alors Anne changea de position et vint s’agenouiller entre les grosses cuisses de Monsieur Roger assis au bord de l’autre lit. Mon cœur battait à tout rompre. Avec des gestes précis mais presque tendres, Anne déboutonna la chemise blanche de Monsieur Roger, caressa son torse et son énorme ventre velu, puis elle déboucla son ceinturon, ouvrit sa braguette et, fouillant dans son pantalon, en sortit une très grosse bite, déjà bandante, assortie de couilles volumineuses et poilues. Elle entreprit de la branler à deux mains pour la durcir encore. De mon côté, debout dans une encoignure, comme en proie à la fièvre, j’avais moi aussi ouvert mon pantalon, sorti ma queue que je caressais vigoureusement. Lorsqu’elle le jugea assez excité, Anne se pencha vers le ventre de Monsieur Roger et engloutit d’un seul coup son énorme engin. Tout en lui caressant les couilles à pleine paume, elle se mit à le pomper avec la constance d’un piston, allant et venant dans un bouillonnement de salive sucrée. Monsieur Roger en avait le visage congestionné et s’efforçait tant bien que mal de retarder l’échéance. Une main posée dans les cheveux d’Anne, il tentait de freiner ses ardeurs. Mais rien n’y faisait, elle pompait de plus belle.

C’est moi qui ai joui le premier, en éclaboussant la moquette d’une éjaculation puissante. Je n’en pouvais plus de bonheur. Monsieur Roger me suivit de près en soufflant comme un phoque avec de petits cris aigus. Son sperme épais et abondant déborda bientôt à la commissure des lèvres d’Anne qui avala le tout sans rechigner, n’en perdant aucune goutte…

Quelques dix minutes plus tard, alors que nous quittions en voiture le parking de l’hôtel, Anne qui recomptait ses billets me dit :

- Alors, tu t’es bien rincé l’œil toi aussi ! Finalement, c’était pas mal. Tu sais, je suis sûre que si tu n’avais pas été là, je n’aurais jamais osé… Pas parce que j’aurais eu peur, non ! J’ai accepté uniquement parce que j’ai lu dans tes yeux que tu en avais envie, et c’est ton envie qui a fait naître en moi la même envie… Chacun de nous y trouve son compte.

Ce jour-là, j’ai compris que notre relation venait d’entrer dans une ère nouvelle. 

à suivre...

 

 

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Lundi 17 juillet 2017 1 17 /07 /Juil /2017 08:00

"À découvert", chapitre 3

3. Deux jours plus tard, après l’euphorie d’un passage au supermarché et à la station service, on était revenus à la case départ, c’est-à-dire à la « case galère ». La deuxième séance a eu lieu dans un hôtel plutôt chic du centre-ville. Il s’est présenté comme un cadre commercial d’une grosse boîte d’informatique, de passage dans la région. Un homme soi- disant marié qui ne souhaitait pas tromper sa femme. La quarantaine bien tassée, il avait le type méditerranéen, le teint mat, les cheveux très noirs avec une ombre de barbe qui lui donnait des airs de latin lover. Beau parleur aussi, avec une voix chaude… Bref, le genre d’homme qui ne devait pas déplaire à Anne. Comme la chambre était vaste, L’homme s’est installé dans le fauteuil qui faisait face au grand lit où il invita Anne à prendre place. Puis, il s’est tourné vers moi :

- Si cela vous gêne, vous pouvez descendre l’attendre à la réception…

- Non ! dit Anne avec détermination. Jacques va rester ! S’il s’en va, je sors avec lui…

- Comme vous voulez, dit-il visiblement contrarié.

decouvert6Je me suis donc fait le plus discret possible, assis à même le sol, dans la pénombre du vestibule qui donnait accès à la salle de bains et à la porte d’entrée. Mais, de mon poste d’observation, je pouvais les voir tous les deux : Anne plein cadre sur le lit, le client de profil, confortablement installé dans son fauteuil. Anne était venue habillée comme pour son premier rendez-vous, avec juste par-dessus un imperméable pour prendre le tram, marcher dans la rue et traverser le hall de l’hôtel sous le regard désabusé du réceptionniste. Sur l’écran de la télé allumée passait l’épisode d’une série américaine très bavarde.

Debout sur le lit, Anne commença à onduler des hanches en retroussant sa jupe à la lisière de ses bas noirs, mais quand elle voulut la dégrafer, l’homme l’arrêta d’un geste :

- Ne vous déshabillez surtout pas ! ordonna-t-il. Montrez-moi tout, mais gardez vos vêtements, ce sera beaucoup plus excitant comme ça.

Anne conserva donc jupe, escarpins, chemisier, bas et petite culotte… Effectivement, son exhibition en devint beaucoup plus sensuelle et troublante. Jaillis de l’échancrure de son chemisier, ses seins bien ronds exerçaient tout leur pouvoir érotique avec leurs globes laiteux, leurs aréoles ocre foncé et leurs tétons durcis sous la caresse de ses doigts… Et que dire de son sexe, là où venait s’échouer le regard, son sexe poilu au bas de son ventre, au croisement de la peau nue de ses cuisses au-dessus des bas, son sexe fendu par l’empiècement de sa petite culotte tendue qui s’incrustait profondément dans sa fente, faisant ressortir et gonfler ses lèvres vaginales et épousant l’arrondi de son mont de Vénus touffu. Pour s’exciter le clitoris Anne  frottait le tissu dans sa fente, puis quand elle se sentit mouillée, elle écarta d’une main l’empiècement  de sa culotte et exhiba sa vulve luisante de cyprine épaisse, comme tuméfiée de désir.

- Continuez, vous êtes très belle…

Je n‘avais pas remarqué que, sans la quitter des yeux, il avait ouvert son pantalon, sorti sa bite et qu’il se branlait doucement. De profil, je voyais bien son érection et la tête du gland, très gonflée, comme enduite de graisse. Rien que l’idée que cet inconnu bandait en regardant Anne, qu’il la désirait si fort qu’il en éprouvait le besoin de se caresser, cette simple idée suffit à me faire bander moi aussi, si puissamment que je glissai une main dans la poche de mon jean pour m’astiquer discrètement. Ce n’était pas le spectacle pourtant magnifique de la chatte trempée d’Anne qui m’excitait, ni la vue de son cul ouvert, ni le jeu de ses doigts sur son clito, non, ce qui me plaisait au plus haut point, c’était de penser qu’un homme, tout près d’elle, se branlait en contemplant son intimité. Et lorsque son sperme a jailli en trois puissantes giclées blanches, je me souviens que j’aurais aimé qu’il éjacule sur le ventre d’Anne, qu’il lui englue la touffe et le vagin de foutre chaud.

 

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En partant, l’homme remercia chaleureusement Anne de sa prestation et lui donna l’enveloppe sans me prêter la moindre attention. J’aurais légitimement pu en être vexé ou jaloux, mais j’étais alors habité par un autre sentiment, plus confus, une impression d’inachevé et d’ivresse mêlés…

Alors, à peine sortis dans le couloir de l’hôtel, j’ai poussé Anne dans un local à balais, j’ai soulevé sa jupe et cherché son sexe. Elle était vraiment trempée. En tout hâte, je l’ai plaquée contre le mur, elle s’est cambrée et je l’ai enfilée. Pendant que je la limais, c’étaient les images du type en train de se branler tout en regardant Anne qui défilaient derrière mes paupières closes. J’ai joui comme jamais.

- Ben, dis donc ! qu’elle m’a dit en remettant de l’ordre dans ses vêtements. Il y avait urgence. Qu’est-ce qui t’arrive ?

- Je ne sais pas, c’est sans doute de te voir si désirable… Ça me donne des idées. 

à suivre...

 

 

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 12 juillet 2017 3 12 /07 /Juil /2017 08:00

"À découvert", chapitre 2

decouvert32. Le samedi suivant, on avait rendez-vous à 15 heures dans un immeuble cossu du centre-ville. Pour l’occasion, Anne avait mis une jupe courte facile à ouvrir et un chemisier de soie mauve. Dessous, malgré ses réticences, je lui avais conseillé de porter des bas, un porte-jarretelles et une toute petite culotte blanche qui laissait déborder de chaque côté sa touffe de poils châtain foncé.

- J’ai l’impression d’être déguisée en pétasse qui va poser pour un magazine de cul, dit-elle en se regardant une dernière fois dans le miroir. Tu crois vraiment que c’est nécessaire ?

- Écoute, si ça ne convient pas, rien de plus facile que de t’en débarrasser. On verra sur place, selon les goûts du client.

C’est une femme d’une cinquantaine d’années, en tablier blanc, qui est venue nous ouvrir.

- Ah ! Je suppose que c’est vous que Monsieur attend. Suivez-moi, je vous prie.

Elle nous a précédés dans un long couloir jusqu’à une porte qui donnait sur un salon inondé de lumière.

- C’est ici, dit-elle en s’écartant pour nous laisser passer.

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La pièce était vaste, meublée avec goût. Le maître de maison était là, près de la cheminée, assis dans un fauteuil roulant. La soixantaine passée, les cheveux poivre et sel, il a regardé Anne de la tête aux pieds.

- C’est très bien, a-t-il conclu en reculant son fauteuil. Vous savez pourquoi vous êtes là, alors je vous laisse faire.

Anne ne savait trop comment s’y prendre. Pour lui faciliter la tâche, j’ai demandé à mettre une musique d’ambiance. L’homme au fauteuil roulant m’a désigné une chaîne hifi et une collection de CD. J’ai choisi « Nights in white satin » des Moody Blues. C’est sur cette mélodie qu’Anne a commencé à se déhancher, à se déshabiller lentement. Afin d’oublier son trac, elle gardait les yeux clos. Moi, je suis resté tout le temps debout près de la porte, un œil sur Anne, l’autre sur son spectateur qui restait impassible. Quand elle n’eut plus sur elle que son porte-jarretelles et ses bas noirs, il lui dit d’une voix très douce mais autoritaire :

- Montrez-moi vos fesses, s’il vous plaît. C’est cela, maintenant, penchez-vous en avant et écartez bien que je voie votre fente et votre cul !

Anne obéit docilement. L’homme approcha son fauteuil si près qu’en se penchant il aurait pu lui embrasser et lui lécher l’entrefesses. Il n’en fit rien.

- Vous savez que vous êtes très belle comme ça ? Vous le savez sans doute,  sinon pourquoi votre con serait-il mouillé ? Cela vous excite tant que ça de montrer votre cul  à des inconnus ?

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- Je ne sais pas, monsieur, c’est la première fois.

Ces paroles prononcées sur le ton de la confidence me firent spontanément bander. Puis, l’homme demanda à Anne de se retourner vers lui, de s’asseoir au bord du canapé de cuir, d’écarter grand les cuisses et de lui montrer sa chatte ouverte à deux mains…

- Ouvrez les yeux et regardez-moi ! N’ayez pas peur, je ne vous ferai aucun mal… Je suis impuissant mais cela ne m’empêche pas d’apprécier ce qui est beau. Regardez-moi dans les yeux tout en vous caressant… Ce sera ma façon à moi de vous faire l’amour.

Anne se laissa prendre au jeu et tout en se branlant le clitoris de l’index et du majeur réunis, elle regardait l’homme avec un indicible sourire sur les lèvres. Je bandais comme un âne. Finalement, Anne fut saisie d’un tremblement convulsif et d’un halètement de chienne assoiffée. Son périnée où suintait sa mouillure se mit à palpiter en cadence.

Pendant qu’Anne se rhabillait, l’homme fit venir sa domestique qui nous remit avec dédain les deux billets de 50 euros.

- C’était très bien, dit le maître de maison à Anne alors que nous prenions congé. Pour une première fois, vous vous en êtes plutôt bien sortie, non ?

 

Arrivés dans la rue, Anne se refusa à parler ce cette expérience. Elle me demanda juste l’argent qu’elle fourra rageusement dans son sac à main et alluma une cigarette qu’elle fuma lentement, en silence, tout en jetant de temps à autre un regard vers les fenêtres des immeubles cossus de l’avenue.

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Lundi 10 juillet 2017 1 10 /07 /Juil /2017 08:00

À découvert…

Présentation : Il y a presque trois ans, j'avais été contacté par Jacques qui me demandait de lui écrire une nouvelle mettant en scène ses fanstasmes candaulistes avec Anne, sa compagne. Cela avait donné le texte resté inédit dont vous allez prendre connaissance à partir d'aujourd'hui.

 1. Ça faisait bien six mois qu’on avait franchi la ligne rouge. C’est bien simple, je n’osais même plus aller à la boîte aux lettres : rien que des factures, des lettres de rappel de plus en plus menaçantes. C’était un miracle si on ne nous avait pas encore coupé l’eau et l’électricité. Anne ne mesurait pas l’ampleur du désastre ; mois après mois, elle répétait que ce n’était qu’une mauvaise passe, que ça finirait par s’arranger.

- T’as qu’à demander un crédit à la banque, qu’elle disait.

- La banque ! T’en as de bonnes ! Avec notre taux d’endettement, ils ne voudront même pas en entendre parler. Tu veux savoir ce qu’ils m’ont répondu la dernière fois que j’y suis allé ? "Monsieur, on vous donne trois mois pour combler votre découvert, au-delà de cette échéance, nous nous verrons dans l’obligation de vous retirer votre carte de crédit et votre chéquier, et de vous inscrire sur la liste des interdits bancaires…"

decouvert2- Bah, c’est du bluff ! T’inquiète, on va s’en sortir. T’es trop pessimiste !

Et puis, elle ne voulait plus entendre parler d’argent et la discussion s’arrêtait là. Jusqu’au soir où, en rentrant du boulot, je l’ai trouvée prostrée dans le canapé du salon, très pâle, à se ronger les ongles.

- Qu’est-ce qui se passe ? T’es malade ?

Elle m’a tendu une enveloppe à fenêtre. C’était l’avis de passage d’un huissier de justice qui viendrait le lendemain matin opérer une saisie de mobilier afin de couvrir une dette auprès d’un organisme de crédit. Les frais de dossier étaient exorbitants. Sans un mot, j’ai jeté la lettre sur la table du salon.

- C’est tout ce que ça te fait ! a lancé Anne. Mais tu te rends compte, c’est la cata !

- Écoute, ça fait des mois que je t’en parle et que tu ne veux rien entendre. Fallait que ça arrive. Maintenant c’est trop tard. Ils n’ont plus qu’à se servir, ils ont la loi pour eux.

Le lendemain soir, on n’avait plus ni télé, ni chaîne hifi. Anne était effondrée.

- Ils m’ont dit qu’ils repasseraient sans doute le mois prochain… Apparemment on a d’autres dossiers chez eux. Il faut trouver de l’argent et vite, j’ai pas envie de finir à la rue… Je vais chercher du boulot !

- En ce moment, autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

- Et alors ! Je suis pas handicapée, à ce que je sache ! T’as une autre solution ?

- Peut-être…

- Vas-y, je t’écoute.

- T’as un beau corps, t’es bien foutue… L’autre jour, j’ai vu sur internet l’annonce d’une agence qui recherchait des femmes non professionnelles  pour des exhibitions privées…

- Je t’arrête tout de suite : si c’est pour faire la pute, c’est non ! Il n’en est pas question !

- Qui te parle de faire le tapin ? T’aurais juste à faire un strip-tease à domicile. Le mec ou le couple te regarde sans te toucher. Ça dure une demi-heure, tu empoches tes 100 euros cash et c’est tout. C’est pas plus compliqué que ça.

- Mais ça va pas, non ! Et tu crois que je vais me foutre à poil, montrer mes seins et mon cul à un mec que je ne connais même pas… Tu me prends pour qui ?

- Pourtant, l’été à la plage, tu montres bien tes nibards à tout le monde sans que ça te gêne. Et si ma mémoire est bonne, tu m’as dit qu’avant de me connaître, t’avais fait un peu de naturisme…

- Ça n’a rien à voir ! Je ne veux plus entendre parler de tes plans à la con !

En fait, c’est elle qui m’en a reparlé deux jours plus tard.

- Dis-moi, Jacques, cette proposition de strip-tease privé, c’était sérieux ?

- Oui.

- Combien t’as dit que ça rapportait ?decouvert1

- 100 euros la demi-heure…

- Et la fille, elle est toute seule en face de son public ?

- Pas forcément, elle peut se faire accompagner…

- Alors, je veux bien essayer, rien qu’une fois, mais je veux que tu sois-là. Sinon, j’aurai trop peur, je ne me sentirais pas en sécurité.

à suivre...

 

 

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 21 juin 2017 3 21 /06 /Juin /2017 08:00

"Concertino", chapitre 7

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concertino-fin1Avec des gestes professionnels, Alexandre beurra généreusement l'anus de Martine, lui enfonça une noisette de graisse dans le rectum, y fourra deux doigts inquisiteurs. Quand il la sentit suffisamment dilatée et assouplie, il la souleva de nouveau et la tenant à bout de bras, il présenta son cul dans l'axe de sa queue dressée. Martine se saisit du membre d'Alexandre et posa la tête du gland sur son anus. Lentement, très lentement, Alexandre relâcha l'étreinte de ses mains et naturellement le bassin de Martine s'affaissa. Le gland fut bientôt absorbé, puis toute la tige jusqu'à la racine. Alexandre la tira en arrière, l'obligeant à s'allonger sur le dos, le ventre à l'air, les cuisses ouvertes, le vagin béant, avec son énorme mandrin planté dans le cul.

Le spectacle était d'une beauté insoutenable. Dominique crut en défaillir de bonheur. N'y tenant plus, il quitta son fauteuil, s'agenouilla entres les jambes écartées des deux amants et, sans quitter des yeux le tableau vivant de la bite d'Alexandre enfoncée dans l'anus distendu de sa femme, il se branla. Il n'eut besoin d'aucun effort pour éjaculer de puissantes giclées de foutre qui éclaboussèrent le sexe et le mont de Vénus glabre de Martine. Cet arrosage brûlant sembla électriser les deux autres. Ils jouirent à leur tour, Alexandre sans doute le premier car la peau de ses couilles se fripa d'un seul coup et il émit une sorte de grognement rauque comme un animal en colère. Martine aussi enfila un nouvel orgasme qui lui crispa le visage et l'obligea pour la première fois à fermer les yeux où perlèrent des larmes de joie.concertino-fin2

Il était grand temps de passer à table. Ils pique-niquèrent devant la chaleur du feu généreusement alimenté de bois sec. Ils n'éprouvèrent pas le besoin de se rhabiller. Comme du sperme encore chaud coulait entre les fesses de Martine, elle l'essuya sans pudeur avec une serviette en papier qu'elle lança en riant dans les flammes. Entre un toast au saumon fumé et une rondelle d'andouille de Quéméné, elle offrait sa bouche à ses deux hommes,  caressait et embrassait tendrement leur bite ramollie, leur donnait ses seins à peloter...

Un peu fatigués, Alexandre regagna sa chambre et Martine et Dominique la leur, Elle eut encore le courage de lui faire une délicieuse fellation.

 

  Lundi, dans la fraîcheur printanière du petit jour, Alexandre Meyer reprit le train pour Nancy. Martine et Dominique avaient tenu à l'accompagner jusqu'à la gare. Sur le quai, au moment des adieux, Martine se lança :

— Nous avons été très heureux de vous accueillir. Ce fut un réel plaisir. revenez quand vous voulez, notre porte vous sera toujours ouverte...

Alexandre Meyer esquissa un sourire triste

— J'aurais aimé vous dire oui, mais je ne crois pas que mon épouse serait du même avis.

 Lorsque Martine et Dominique rentrèrent en voiture, ils mirent un moment à parler.

Finalement Dominique lui dit : « J’ai beaucoup aimé. C’est finalement agréable de se sentir trompé dans ces conditions."

Martine lui répondit :"Moi aussi mais c’est aussi bien qu’il ne revienne pas, mais cela ne veut pas dire qu’avec un autre….je ne te referai pas ce plaisir."

 © Michel Koppera, mars 2017

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Mercredi 14 juin 2017 3 14 /06 /Juin /2017 08:00

"Concertino" chapitre 6

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Sur le canapé, Martine et Alexandre étaient en sueur, presque intégralement nus : elle n'avait gardé que ses bas sombres, lui sa Rolex. Ils étaient tête-bêche, lui dessous, elle dessus, en train de se prodiguer un prodigieux 69. De son fauteuil d'observation, Dominique avait une vue imprenable sur l'entre-fesses ouvert de Martine qui se faisait copieusement lécher la fente par la langue épaisse d'Alexandre. Sa vulve dégoulinait de salive et de mouillure mêlées. De son côté, elle avait la bouche remplie à ras bord par la bite raide d'Alexandre tandis que de sa main libre elle lui massait les couilles. Elle eut un premier orgasme  qui la fit tressauter du bassin. Quand elle eut recouvré son calme, Alexandre la saisit par les hanches et la souleva comme si elle n'était qu'une poupée de chiffon. Dans ses bras, elle n'avait pas plus de volonté qu'une marionnette. Il la souleva donc et la reposa assise sur son ventre, tournée vers son mari.

concertino6-2— Vas-y salope, prends-le et plante-le toi dans la chatte. Et quand tu l'auras calé dans ton ventre, n'oublie pas de te pencher en arrière et de bien écarter les cuisses. Il faut que ton mari voie bien ta moule pleine, qu'il voie absolument tout, c'est le plus important pour lui comme pour toi !

Alexandre avait compris tout l'enjeu de cette soirée. Lorsque la queue raide pénétra enfin dans son vagin, ce fut pour Martine comme une libération, les dernières barrières de la décence tombèrent et elle se laissa définitivement sombrer dans la lubricité. Elle se mit à penser sexe, à respirer sexe, à parler sexe :

— Dis-moi, mon chéri, tu la vois bien la grosse queue d'Alexandre dans ma chatte ? Ça te plaît que je sois sa putain et toi le cocu ? Je mouille, tu entends le petit gargouillis de son nœud dans ma moule toute grasse ? Regarde comme il me pistonne, ça rentre et ça sort ! Tu ne peux pas imaginer comme c'est bon ! Tu bandes aussi mon amour ? Retiens-toi ! Ah ! mon dieu, je sens que ça vient ! Je vais jouir...

Au moment de l'orgasme, Martine ne put s'empêcher de resserrer les cuisses et de replier un peu ses genoux sur son ventre comme si elle cherchait à empêcher le plaisir de s'envoler, à le retenir le plus longtemps possible au creux de son corps... Puis elle reprit lentement son souffle, baissa les genoux et écarta de nouveau les cuisses. Alexandre était toujours planté droit dans son ventre.

— Ça t'a plu ? demanda-t-elle à son  mari.

—Tu étais très belle. Tu en as encore envie ?

Elle rougit un peu si bien qu'il devina ses pensées secrètes

— Peut-être... Tu crois que je peux ?

— Tu sais que c'est ce qui me ferait le plus plaisir, mais je veux t'entendre le lui demander.

Alexandre aussi sembla le deviner car, saisissant de nouveau Martine par les hanches, il la souleva. Quand sa queue sortit du vagin de Martine, cela fit comme un bruit de ventouse dans la vase. Martine tourna la tête vers Alexandre et lui dit doucement :

— Je veux que tu m'encules...

 

— Passe-moi le tube de vaseline ! dit-il à Dominique qui s'empressa de lui tendre le tube qu'il avait caché dans le tiroir de la table basse...

à suivre...

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Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 7 juin 2017 3 07 /06 /Juin /2017 08:00

"Concertino", 5ème partie

À partir de cet instant, tout se déroula comme dans un film.

Le décor : Un vaste salon aux plafonds hauts dans un antique manoir breton.. Ameublement classieux, tableaux de maître et bibelots de valeur. Face à la grande cheminée où danse un feu de bois, sont disposés un large canapé de cuir et un fauteuil assorti. le sol carrelé est couvert par endroits d'épais tapis persans de laine.

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La bande son : En fond musical, une succession de chanteurs et de groupes anglo-saxons des années 80-90 comme Neil Young, Chris Rea, Dire Straits, UB40... Mais ce qui domine, ce sont les voix des deux protagonistes, leurs souffles, leurs soupirs, le glissement de leurs mains sur les peaux nues, le froissement des tissus, les bruits de succion et le clapotis huileux de leurs sexes emboîtés.

Les plans et les cadrages: Le film est tourné en caméra fixe, sans aucun travelling. C'est une sorte de long plan séquence qui dure presque deux heures avec juste, de temps à autre, un zoom avant pour mieux voir les lèvres en fourreau sur une verge, une langue sur un clitoris, un anus dilaté par une sodomie profonde...

Les acteurs

concertino9-21) L'homme : Il s'appelle Alexandre Meyer, C'est un dermatologue renommé. Quinquagénaire au physique rappelant Gary Grant. Grand, brun, se mouvant avec la souplesse d'un félin, le regard acéré, le verbe plein d'assurance, celui de l'homme habitué à commander, à être écouté et obéi. Ses mains et ses gestes ont la même autorité que sa voix. Il n'est pas possible de leur dire non.  Ses doigts courent sur la peau comme les serpents de la tentation, caressent la nuque, agacent les mamelons, se faufilent  sous le voile des tissus, écartent les nymphes qui s'épanouissent à la manière des fleurs au soleil, s'aventurent dans l'ombre moire de la raie culière, y débusquent l'œillet indécent de l'anus où ils s'enfoncent profondément. Son torse est large et velu, son sexe circoncis long et puissant. La femme arrive à peine à l'enserrer d'une seule main ; les couilles sont à l'avenant, lourdes et comme gonflées de foutre. Il parle à la femme avec le langage obscène du désir sauvage : il l'entretient de sa chatte, de sa moule, de son cul, de ses loches qu'il suçote avec gourmandise. Il lui dit qu'elle n'est qu'une salope comme les autres, une sainte n'y touche qui ne pense qu'à la baise, qu'à se faire mettre une grosse bite dans la fente ou dans le rectum, une bête à jouir... " Ton mari m'a dit que tu t'étais fait épiler définitivement la chatte et l'entrefesses... Montre-moi ça !"concertino8-copie-1

2) La femme : Elle se prénomme Martine. Mariée, femme au foyer. Sexagénaire plutôt menue, aux cheveux au carré avec des reflets roux. Physique comme un compromis de Isabelle Huppert et de Charlotte Rampling. Elle ne veut pas fermer les yeux, elle veut tout voir. Voir ses propres doigts fourrageant dans l'épaisse mais douce fourrure qui recouvre le torse de son amant, voir sa main ouvrir le pantalon de l'étranger et se saisir de son gros braquemart circoncis qu'elle a tant de peine à empoigner d'une seule main tant il est massif, voir la main de l'homme enpaumer son pubis, observer le jeu de ses doigts dans sa fente mielleuse. Elle ne ferme pas non plus les yeux quand il l'embrasse à pleine bouche, lui fourre sa langue entre les dents, l'inonde sa salive parfumée au scotch. Elle garde les yeux ouverts pour croiser le regard de l'homme agenouillé devant elle, penché sur son ventre, la tête entre ses cuisses et qui lui lèche la vulve, du clitoris au périnée, qui lui met sa langue dans la moule comme une bite molle mais infatigable. Elle lui tient la tête à deux mains pour maintenir la bouche de l'homme ventousée à son sexe ouvert comme un coquillage marin. Elle garde encore les yeux grand ouverts quand il la fait mettre à quatre pattes sur le canapé, lui écarte les fesses en grand et lui lèche le cul avec l'ardeur d'un chien en rut. Elle se cambre pour mieux s'ouvrir, pour mieux s'offrir. Dans cette position, elle lui tourne le dos et elle a en face d'elle son mari qui la fixe intensément, amoureusement. Ils se regardent et ils partagent le même bonheur...

 

Le metteur en scène. Il est aussi scénariste et réalisateur. Il se prénomme Dominique. C'est le mari de la femme, sexagénaire comme elle. Dès les premiers instants de la scène, il a été envahi par un sentiment de plénitude qui lui était inconnu. Jamais de toute son existence, il ne s'est senti aussi intensément vivant. Il bande tellement que son érection en est presque douloureuse. Par pure commodité, il a ôté son pantalon et se tient le sexe dressé comme un mât de beaupré au milieu de la tempête de son désir. Le sang bat ses tempes avec obstination. Il essaie de ne rien perdre du spectacle que lui offrent Martine et Alexandre. Surtout tout graver dans sa mémoire : chaque caresse, chaque parole, chaque bruit, chaque silence... Étrangement il n'éprouve aucune jalousie, aucune souffrance. Au contraire, il se sent comblé, comme quand on parvient au sommet d'une montagne après une longue, très longue marche d'approche...

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 31 mai 2017 3 31 /05 /Mai /2017 08:00

"Concertino", 4ème partie

concertino8-1Deux heures plus tard, lorsque Martine redescendit, les deux hommes étaient au salon assis côte à côte dans le vaste canapé de cuir fauve tourné vers les flammes qui montaient haut dans l'âtre. Dehors la nuit était tombée et les lourdes tentures de laine avaient été tirées devant les fenêtres. Ils avaient terminé le thé depuis longtemps et en étaient maintenant au whisky pur malt. En vieux routiers de la politique et de l'existence, ils parlaient en se tutoyant de l'Union Européenne et de la misère sociale. Martine fut étonnée de n'entendre en fond sonore ni Chopin ni Bach, mais un bon vieux Dire Straits.

— C'est Alexandre qui a choisi la musique, dit Dominique pour s'excuser. L'invité est roi !

Martine ne se méprit pas sur l'ambiguïté de la phrase et prit place dans le fauteuil placé à gauche de la cheminée. D'un simple regard, Dominique sut qu'il allait vivre des moments inoubliables, des heures qu'il avait mille fois imaginées, rêvées, espérées... Martine avait troqué son jean et son pull champêtres contre une jupe noire plutôt courte qui découvrait plus que nécessaire ses jambes et ses genoux gainés de bas sombres. Aux pieds, elle portait des escarpins noirs vernis à fine bride et talons aiguilles qui lui donnaient un petit air putain. Quant au haut, elle avait juste enfilé un chemisier de soie rose pâle sous lequel il était évident qu'elle ne portait pas de soutien-gorge : ses tétons en érection pointaient avec insolence sous le tissu trop fin. Elle s'était maquillée et coiffée avec soin et arborait avec élégance boucles d'oreilles, bracelets et bagues en or. Dominique se dit qu'elle était exactement "comme il faut".concertino8

— Qu'est-ce que je te sers ? demanda-t-il d'une voix qu'il voulait calme malgré son excitation.

— La même chose que vous, ce sera parfait !

Pendant qu'il s'affairait avec le verre et les glaçons, Martine observa les deux hommes. Grands et bruns tous les deux, comme frères. L'aîné et son cadet. Le premier familier, toujours aimable et prévenant, son amant au quotidien, rassurant. Le second, totalement inconnu, imprévisible et mystérieux, juste de passage dans sa vie mais terriblement séduisant et dangereux. Il lui revint en mémoire quelques images du film Jules et Jim et elle se rêva en Jeanne Moreau fatale. La conversation reprit, décousue, chaotique, comme si chacun avait l'esprit ailleurs. De temps à autre, Martine surprenait le regard furtif d'Alexandre posé sur son cou, ses cuisses, ses mains... Et plus longuement celui de son mari bienveillant et amoureux.

Ils venaient d'en terminer avec leur seconde rasade de scotch lorsque Dominique donna le signal du laisser-aller :

— On va faire quelques photos souvenir, dit-il, pour notre album personnel.

Il tendit son smartphone à Martine et lui demanda de les prendre tous les deux, assis côte à côté sur le canapé. Puis, il se leva, reprit le smartphone et invita Martine à prendre sa place aux côtés d'Alexandre. Spontanément, comme il l'avait fait sous la tonnelle de rhododendrons, Alexandre passa son bras droit par-dessus l'épaule de Martine et posa sa main directement sur son sein qu'il empauma avec autorité. Le sourire aux lèvres, elle se serra contre lui : " Cheese !"

Une fois les photos prises et le smartphone reposé sur la table basse, Dominique se rassit dans le fauteuil qu'occupait auparavant son épouse, endossant ainsi le rôle de spectateur. Alexandre n'avait retiré ni son bras, ni sa main. Le cœur en émoi, Martine attendait.

concertino8-3Du regard, Alexandre interrogea Dominique qui lui répondit d'un bref hochement de tête sans ambiguïté.

à suivre...

 

 

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 24 mai 2017 3 24 /05 /Mai /2017 08:00

"Concertino", 3ème partie

Le dimanche matin, Martine dut cacher son soulagement quand elle apprit qu'Alexandre Meyer devait retourner pendant quelques heures au colloque pour y rencontrer des confrères espagnols. Elle ne fit donc que croiser leur hôte dans la cuisine, le temps d'un rapide petit déjeuner ponctué des formules de politesse d'usage. Elle passa le reste de la matinée à préparer le déjeuner. Elle avait prévu des langoustines suivies d'un carré d'agneau - c'était la saison - puis pour terminer un far aux pruneaux. Dominique s'occuperait du vin à leur retour.  Tout en s'affairant aux fourneaux, elle pensa au malaise qui s'était emparé d'elle quand elle s'était de nouveau trouvée en présence de leur invité. Elle s'efforça de dissiper son angoisse à grand renfort de court-bouillon, d'oeufs, de farine et de robot multifonctions.

Les deux hommes ne furent de retour que vers 13 heures. On passa sans tarder à table. Dehors, il faisait presque beau et Dominique avait déjà projeté de faire avec Alexandre le tour du propriétaire, c'est à dire des deux hectares de pelouse, de bosquets et de vergers qui entouraient le manoir. Martine se sentait rassurée par la présence de son mari et se contenta de faire le service et de les écouter converser entre mâles dominants. Elle évitait de croiser le regard d'Alexandre Meyer et, dès qu'elle le pouvait, trouvait refuge dans la cuisine.

concertino5Mais le repas prit fin.

— On va faire un tour dans le parc, lui dit Dominique en reposant sa tasse de café. Tu pourras montrer ton massif de rhododendrons et tes rosiers à Alexandre. Ça l'intéresse.

Elle ne pouvait pas dire non.

Dans la douceur de l'après-midi de printemps, ils parcoururent le domaine de long en large. Martine parla avec une fierté naïve de ses fleurs, Dominique de ses pommiers. Alexandre les écoutait en hochant la tête, comme s'il comprenait. À un moment, ils firent halte sur le pont de pierre enjambant la rivière qui traversait le domaine, pour tenter d'apercevoir d'hypothétiques truites. Ils étaient tous les trois penchés au-dessus de l'eau, Martine entre les deux hommes. Et alors que Dominique expliquait à Alexandre la différence entre les truites arc-en-ciel et les truites fario, Martine sentit une main chaude lui caresser le creux des reins et lui palper les fesses à travers le tissu de son jean. Un rapide coup d'œil à sa droite suffit à confirmer ce qu'elle savait déjà : ce n'était pas Dominique qui lui mettait la main au cul - il était accoudé des deux bras sur le parapet - mais bien Alexandre Meyer. Cependant, au lieu de s'éloigner ou de repousser la main baladeuse, elle se cambra un peu et écarta insensiblement les cuisses pour sonner libre accès à sa fourche qu'elle sentit devenir toute moite. Imperturbable, Alexandre continuait de poser des questions sur les différences entre les deux variétés de truites, leur alimentation et leurs mœurs, pour le plus grand plaisir de Dominique, intarissable de connaissance et d'anecdotes piscicoles. Martine n'entendait plus rien, elle n'écoutait plus que le langage muet de la main qui s'était glissée profondément entre ses fesses et lui massait fermement la raie culière à travers le tissu. Elle se sentait paralysée par la honte et le désir.

Il fallut néanmoins poursuivre la visite du parc. À l'étape suivante, ce fut à Martine de parler. Ils s'étaient arrêtés devant l'impressionnant massif de rhododendrons, si épais qu'il formait comme un bosquet sous lequel s'enfonçait une sorte d'étroit tunnel sombre et frais. Tout au bout, on apercevait la sortie de la tonnelle de verdure qui donnait sur la pelouse éclaboussée de lumière. Martine stoppa devant l'entrée pour parler des rhododendrons, puis quand elle eut fini, Dominique s'engagea le premier dans le tunnel, Martine et Alexandre lui emboîtèrent le pas. La fraîcheur végétale  leur tomba sur les épaules comme un châle. Alors, Alexandre dans un geste protecteur et bienveillant, passa son bras droit autour du cou de Martine qui se laissa aller contre lui, comme attirée par la chaleur de son corps si grand, si fort. Tout en marchant, dans la pénombre complice du tunnel des frondaisons, il glissa sa main dans l'échancrure de son pull de laine et s'empara de son sein droit, le pelota doucement et se saisit entre le pouce et l'index de son mamelon qu'il tritura avec dextérité. Martine se sentit flageoler sur ses jambes, comme prise d'ébriété. Peut-être averti par le silence, Dominique se retourna et il vit tout. Malgré la semi-obscurité, il les vit serrés l'un contre l'autre, il vit le bras d'Alexandre passé autour du cou de Martine, il devina sa main qui disparaissait dans l'échancrure du pull, il vit le visage livide et le regard trouble de sa femme. Il marqua un temps d'arrêt, Alexandre ne retira pas sa main. Alors, Dominique se remit en marche comme si de rien n'était. Quand ils débouchèrent dans la lumière aveuglante du soleil, Alexandre retira sa main, s'écarta de Martine et la promenade put reprendre son cours normal.concertino5-1

De retour au manoir, alors que Martine encore bouleversée était allée préparer un thé, Dominique vint la trouver dans la cuisine pour lui parler. Elle s'attendait à tout sauf à ce qu'il lui proposa à voix basse :

— Si tu en as envie, fais-le. Mais je te demande juste de ne pas rester seule avec lui. Je veux être là, à vos côtés et assister à tout.

Elle le regarda, médusée.

— Faire ça devant toi ! Tu te rends compte de ce que tu viens de me dire ?

Il ne répondit pas mais elle lut dans ses yeux qu'il parlait sérieusement.

— Laisse-moi m'occuper du thé, dit-il. Profites-en pour monter te changer... Je devrais plutôt dire "te mettre en tenue". Pendant ce temps-là, je vais allumer du feu dans la cheminée, ce sera plus chaleureux...

à suivre...

 

 

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Mercredi 17 mai 2017 3 17 /05 /Mai /2017 08:00

"Concertino" 2ème partie

Dans les jours qui suivirent, Dominique consacra presque tout son temps à la préparation de son intervention au colloque de dermatologie. Il passa des heures sur internet, dans la lecture des revues spécialisées et des brochures économiques. Il en négligea Martine, partant tôt le matin, rentrant très tard le soir, la laissant seule au manoir où elle jouait à la maîtresse du logis dans les pièces vides et le parc en fleurs.

Cependant, le jeudi précédant l'ouverture du colloque, quand il revint du bureau, Dominique eut la surprise de la trouver au téléphone, un carnet à la main, en train de prendre des notes. Après qu'elle eut raccroché, elle lui demanda :

concertino4-1— Tu as déjà entendu parler d'Alexandre Meyer ?

— Non. Je devrais le connaître ?

— Pas vraiment. C'est un des meilleurs spécialistes de la greffe de peau.

— Alors, il va participer au colloque, c'est ça ?

— Exactement ! Mais sa venue n'était pas programmée. Ça s'est décidé au dernier moment. Il vient de Nancy et les organisateurs du colloque ont dû lui trouver en urgence un hébergement pour deux nuits. Tous les hôtels de Quimper et des environs affichent complet. Alors, comme ce Docteur Meyer apprécie la campagne et les vieilles pierres, on nous demande d'être ses hôtes pour le week-end.

— Qu'est-ce que tu leur as répondu ?

— Oui... Que voulais-tu que je puisse leur répondre d'autre ?

En naviguant sur le net, ils apprirent qu'Alexandre Meyer avait 53 ans, avait été formé à la faculté de Médecine de Strasbourg et s'était ensuite spécialisé dans la greffe de peau, plus particulièrement des grands brûlés. En résumé, c'était un ponte. Il y avait aussi quelques photos où il apparaissait entouré de collaborateurs ou d'assistants en blouse blanche. C'était un homme de grande taille, aux cheveux bruns, à la mâchoire volontaire et dont l'allure inspirait le respect. Ils ne trouvèrent aucune information  sur sa vie privée.

— Est-ce qu'ils t'ont précisé s'il viendrait seul ? demanda Dominique à sa femme.

— Non, on m'a juste parlé de lui, pas d'une autre personne susceptible de l'accompagner. Je crois que je vais lui préparer la chambre bleue...

 

Le docteur Alexandre Meyer arriva le samedi matin par le TGV en provenance de Paris. Comme Dominique était déjà pris par l'animation de sa commission, ce fut Martine qui se chargea d'aller l'accueillir à la gare de Quimper, de l'emmener au manoir où il déposa ses bagages dans sa chambre et de l'accompagner ensuite au colloque où il fut aussitôt l'objet de tous les égards dus à sa renommée. Martine le suivit de loin, écouta ses prises de parole en public, éprouva comme chacun une admiration respectueuse  pour l'homme de science mais aussi une angoisse sourde. Certes, la personne était brillante, pleine de charme. Sa voix était grave, très persuasive, sans aucune note d'agressivité ou de vanité. Néanmoins, au-delà des mots et des sourires convenus, Martine pressentit une sorte de force animale tapie dans l'ombre, prête à bondir et à dépecer sa proie. De toute évidence, Alexandre Meyer était un  redoutable prédateur.

Le samedi soir, Alexandre Meyer participa au dîner officiel du colloque, dîner où fut également convié Dominique. Martine s'en revint donc seule au manoir et n'en fut pas mécontente.

Les deux hommes ne rentrèrent que tard dans la nuit. Martine dormait mais son mari la réveilla pour lui raconter sa journée. Elle l'écouta à travers les brumes ensommeillées de son esprit vagabond. Elle ne se montra vraiment attentive que lorsqu'il lui parla de son retour avec Alexandre Meyer, de leur conversation dans le taxi.

— Comment tu le trouves ? demanda-t-elle d'un ton qu'elle voulait anodin.

— Très sympathique et simple. Demain, il devrait passer la journée avec nous. Je pense qu'on pourrait l'inviter au restaurant. Qu'est-ce que tu en penses ?

— On verra ça demain matin... Pour l'instant, j'ai trop sommeil pour penser.

à suivre...

 

 

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