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Lundi 20 février 2017 1 20 /02 /Fév /2017 08:00

Arthur Schnitzler (1862-1931), "L'Étrangère"

Recueil de nouvelles écrites à la fin du XIXème et début du XXème siècle. Paru en France en 1988, édité en poche 10/18 n° 1961.

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La première nouvelle du recueil, intitulée "La dernière lettre d'Andreas Thameyer" est comme son titre l'indique, une longue lettre d'adieu d'un honnête homme, dont l'épouse a donné naissance à un enfant à la peau noire et qui a pris la décision de se donner la mort pour laver l'honneur de son épouse qu'il considère comme innocente et fidèle et donc injustement victime de l'opprobre publique et des commérages. Arthur Schnitzler révèle un ironique sens de l'humour en citant facétieusement quelques cas d'enfantements étranges.

Schnitzler" En France, en l'an 1673, une femme ayant accouché d'un garçon quatre ans après le départ de son mari, jura qu'elle avait rêvé neuf mois plus tôt et de façon parfaitement convaincante que celui-ci l'étreignait avec ardeur ; les médecins et les sages-femmes de Montpellier déclarèrent sous la foi du serment la chose possible et le tribunal du Havre reconnut au nouveau-né tous les droits d'un enfant légitime. Je lis aussi dans l'ouvrage de Hamberg Énigmes de la nature, l'histoire d'une femme qui mit au monde un enfant à tête de lion, après avoir assisté avec son mari et sa mère, au septième mois de grossesse, au spectacle donné par un dompteur."

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Lundi 13 février 2017 1 13 /02 /Fév /2017 08:00

Gabriel García Márquez " Vivre pour la raconter" (2002)

Livre de poche n° 30538 (572 pages)

Récit autobiographique de son enfance en Colombie et de ses débuts en littérature.

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Page 197-199. Le jeune Gabriel est envoyé par son père pharmacien pour encaisser des dettes dans un bordel aux environs de la ville de Sucre.

marquez3" Je passai la tête par la porte entrebâillée d'une pièce qui donnait sur la rue et j'aperçus une femme qui faisait la sieste sur un lit de camp, pieds nus, vêtue d'une combinaison qui laissait ses cuisses à découvert. Avant que j'aie pu dire un  mot, elle s'assit sur le lit à moitié endormie et me demanda ce que je voulais. Je lui expliquai que j'avais un message de mon père pour don Eligio Molina, le propriétaire. mais au lieu de m'indiquer où le trouver elle me donna l'ordre d'entrer, de fermer la porte, de pousser le loquet, et elle accompagna d'un mouvement de l'index ces deux mots qui voulaient tout dire :

- Viens ici.

À mesure que je m'approchais d'elle, le bruit de sa respiration précipitée, pareil au courant d'air d'un fleuve, remplissait la pièce. Me saisissant de la main droite par le bras, elle fit glisser la gauche dans ma braguette. Je fus pris d'une délicieuse terreur.

- Alors comme ça tu es le fils du docteur aux petites pastilles, me dit-elle tandis que cinq doigts agiles continuaient de me tripoter et me donnaient l'impression qu'elle en avait dix. Elle baissa mon pantalon tout en me murmurant des mots tendres à l'oreille, passa sa combinaison au-dessus de sa tête et s'allongea sur le lit avec pour tout vêtement une petite culotte à fleurs.marquez1

- C'est toi qui me l'enlèves, me dit-elle. C'est un travail d'homme.

Je défis le cordon mais dans ma hâte je ne pus la lui ôter et elle dut m'aider en étirant les jambes avec des ondulations de sirène. Puis elle m'attrapa sous les bras et me plaça au-dessus d'elle dans la position classique du missionnaire. Elle s'occupa du reste, jusqu'au moment où je crus mourir sur elle, englué dans le suc de ses cuisses de pouliche.

Tournée sur le côté, elle me regardait droit dans les yeux sans dire un mot et moi je soutenais son regard dans l'espoir de recommencer, sans peur et avec moins de hâte. Soudain elle me dit qu'elle ne me ferait pas payer les deux pesos de la passe parce que je n'étais pas venu pour ça. Puis, se rallongeant sur le dos, elle ajouta en me dévisageant :

- C'est toi le gentil grand frère de Luis Enrique, n'est-ce pas ? Vous avez la même voix.

J'eus la naïveté de lui demander d'où elle le connaissait.

- Ce que tu peux être bête, rit-elle. La dernière fois qu'il est venu, il a même laissé un caleçon que j'ai lavé.

Vu l'âge de mon frère, je crus qu'elle exagérait, mais quand elle me le montra je dus me rendre à l'évidence. Alors, elle bondit hors du lit, nue, avec une grâce de danseuse, et tandis qu'elle se rhabillait, elle m'expliqua que je trouverais don Eligio Molina à la première porte à gauche. À la fin, elle me demanda :

- C'est la première fois, pas vrai ?

Mon coeur ne fit qu'un bond.

- Penses-tu, répondis-je, c'est au moins la septième.

- De toute façon, ajouta-t-elle avec une expression moqueuse, tu devrais dire à ton frère de te donner quelques leçons. "

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Samedi 11 février 2017 6 11 /02 /Fév /2017 08:00

Dans son récit, Douglas Kennedy aborde aussi les turpitudes des prédicateurs évangélistes. Un des scandales les plus retentissants fut celui qui ruina la carrière de Jimmy Lee Swaggart. Dans les années 80, il était un des télé-évangélistes les plus célèbres. Sa parole était diffusée chaque jour par 3000 radios ou télés. Il possédait sa propre chaîne de télévision. Mais à la fin des années 80 il est impliqué dans une série de scandales sexuels avec des prostituées, ce qui entraîna la chute de sa notoriété et surtout de son business. 

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Voici comment, Bill Butler, un de ses anciens fidèles et successeurs analysait sa déchéance (page 116) : " Jimmy Swaggart n'a été victime que d'une chose, une seule : le pouvoir de Satan. Cet homme a amené des millions d'individus au Royaume de Dieu. En voyant son œuvre, les puissances du Mal ont décidé de le détruire. Et pour porter atteinte à un saint pareil, il a fallu que l'attaque démoniaque soit considérable. C'est le Diable qui a forcé Swaggart à rendre visite à cette prostituée. C'est le Diable qui est responsable de sa chute."

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Mercredi 8 février 2017 3 08 /02 /Fév /2017 08:00

Douglas Kennedy, "Au pays de Dieu" Pocket N°12622. Première parution en 1989 aux USA, réactualisé en 2004.

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Récit d'un vogage, d'une plongée, dans le sud des Etats-Unis au cœur de l'Amérique chrétienne, royaume souvent glauque de la télé-évangélisation, des prédicateurs de toutes obédiences. À la lecture de ce road-movie d'un nouveau genre, on comprend mieux les ressorts profonds de l'élection de Donald Trump. 

Au milieu de ce tableau bien sombre et inquiétant, l'humour de Douglas Kennedy parvient tout de même à nous faire sourire. Comme quand, page 47, il nous rapporte une blague très en vogue pendant son adolescence : "La seule fille de seize ans encore vierge dans tout l'Alabama c'est celle qui court plus vite que ses frères et tient mieux l'alcool que son père."

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Ou page 129, quand il est dans un bar de Floride et partage une bière avec un certain Al : Une jeune femme est passée près de nous. Elle portait un jean qui paraissait avoir été moulé sur ses formes. Al a pris une autre gorgée de Bud, et, toujours très philosophe, a annoncé : " Le bulletin météo pour ce bout de cul, c'est orage en vue." 

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Samedi 10 décembre 2016 6 10 /12 /Déc /2016 08:00

" À Gramaneri, plusieurs jeunes gens jouissent d'une femme qui peut être mariée à l'un d'eux, soit l'un après l'autre, soit tous en même temps. Ainsi, l'un la tient, l'autre en jouit, un troisième s'empare de sa bouche, un quatrième de son ventre ; et de cette façon, ils jouissent alternativement de chacune de ses parties."

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Vendredi 9 décembre 2016 5 09 /12 /Déc /2016 08:00

" Lorsqu'une femme se tient sur les mains et ses pieds comme un quadrupède et que son amant monte sur elle comme un taureau, cela s'appelle le congrès de la vache. À cette occasion, il y a lieu de faire sur le dos tout ce qui se fait ordinairement sur la poitrine."

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Jeudi 8 décembre 2016 4 08 /12 /Déc /2016 08:00

"Lorsqu'un homme jouit en même temps de plusieurs femmes, cela s'appelle le congrès du troupeau de vaches."

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Samedi 26 novembre 2016 6 26 /11 /Nov /2016 08:00

Kama Soutra # 2

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" L'Homme est divisé en trois classes, savoir : L'homme-lièvre, l'homme-taureau et l'homme-cheval suivant la grandeur de son lingam (pénis)"

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Vendredi 25 novembre 2016 5 25 /11 /Nov /2016 08:00

Kama Soutra, première partie. De l'union sexuelle Chapitre premier.

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Des sortes d'union sexuelle, suivant les dimensions, la force du désir ou la passion le temps

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"La femme est divisée en trois classes, suivant la profondeur de son yoni (vagin) : une biche, une jument, ou un éléphant femelle."

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Jeudi 20 octobre 2016 4 20 /10 /Oct /2016 08:00

Françoise REY, "Mazarine", Le Cercle Poche n° 52

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Paru aux Éditions Le Cercle en 2000, "Mazarine", comme son titre éponyme l'annonce, retrace l'histoire de la fille cachée de François Mitterrand comme le chaînon d'une longue lignée historique où, à travers les siècles, les Mazarine sont toutes issues des amours illégitimes avec un personnage célèbre. La filiation originelle remontant à la relation cachée entre le Cardinal Mazarin et la régente Anne d'Autriche. 

L'extrait que je vous ai chosi narre la rencontre en Kabylie entre Madame Séverol, épouse du commandant de la garnison d'Ain Bagra, et du futur général Georges Boulanger alors jeune officier tout juste sorti de Saint-Cyr

Pages 241-242 : Le jeune Georges a été chargé d'apporter du linge lavé et repassé à la commandante, une blonde quinquagénaire qui, malgré sa réputation de puritaine, le reçoit en tenue fort légère et le séduit. Après l'avoir initié à la branlette espagnole, elle entreprend de se faire prendre en levrette

mazarine2" Elle se redressa, sans songer à rajuster dans la corbeille de son décolleté, sa gorge, au creux de laquelle luisait la trace argentée d'un passage ému... Georges demeurait assis, essoufflé, désemparé. Il la vit retrousser la jupe de son déshabillé.

- Tu leur diras bien ! dit-elle. Tu vois, j'ai encore de belles jambes ! Hein,! Si je voulais...

Elle n'inventait rien. Elle possédait des jambes superbes, droites et solides, bien galbées, décidées. Elle en plia une, posa le pied sur la chaise, en maintenant relevé son vêtement qu'elle roulait de ses deux mains sur ses reins. Ses fesses blanches, écartées par sa pose lubrique, n'avaient rien à envier au reste.

Georges perdait la tête. Il bondit de son siège, agrippa fermement les hanches qu'on lui offrait, s'arc-bouta, jarrets ployés et bassin basculé, tâtonna une seconde ou deux, la trouva finalement, profonde, juteuse, bouillante.

- Alors ? interrogea-t-elle en le regardant par-dessus son épaule. Que leur diras-tu ?

Geroges, entre ses dents serrées, marmonna :

- Imprenable ! Pas la peine d'essayer. 

- Encore ! dit-elle. Encore ! Quoi d'autre ?mazarine1

- Un glaçon !... Un iceberg...

- Encore. Va bien loin... Bouche-moi à fond ! Quoi d'autre ?

- La femme la plus inaccessible que j'aie jamais vue...

- Ah ! grinça-t-elle. Tu me plais ! ... Quoi encore ?

- On aimerait... On aimerait...

- Quoi ? Quoi ?

- La fourrer, la faire gueuler...

- Et puis ? Et puis ?

- Pas moyen... Expira-t-il, en s'écroulant sur elle.

- Tu l'as dit ! approuva-t-elle, dans une espèce de cri aigu qui n'en finit plus de couiner...

Ils se séparèrent. Elle laissa retomber son vêtement, porta d'un geste déjà testé, la main à ses cheveux. Cette fois, elle sentait un peu la sueur...

- Bien, dit-elle enfin. je compte sur vous.

Elle le raccompagna à la porte.

- Et la prochaine fois, vous l'avez vu, inutile d'insister... Je suis bien bonne de ne pas dénoncer vos audaces... Oui, marmonna-t-elle encore tandis qu'il descendait l'escalier, sans doute trop bonne..."

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