lectures x

Vendredi 28 avril 2017 5 28 /04 /Avr /2017 08:00

Christina Lauren : "Beautiful bitch" extrait n° 2

pages 103-104. C'est Chloé qui raconte. Elle est avec Bennett chez son père, dans sa chambre d'adolescente.

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"  Il passe les mains sous les petits noeuds qui font tenir ma culotte. Il tire. Fort.

- Oh, mon Dieu ! Elle est nouvelle et...

- Tu l'adores, finit-il en souriant. Je ne fais que respecter la tradition.

beautiful-bitch5Je voulais répliquer quelque chose mais 1 ) il a raison, et 2) je suis distraite parce que Bennett glisse le tissu déchiré sur le côté et enfonce un doigt en moi. Il attrape ma hanche de son autre main, en m'encourageant à bouger sur lui.

- Comme ça, murmure-t-il, les lèvres ouvertes, les yeux fixes sur mon entrejambe. Putain... mais retire ton T-shirt.

Oubliant ma culotte déchirée, je fais passer mon T-shirt au-dessus de ma tête. Il tombe par terre derrière nous. Bennett me pénètre d'un deuxième doigt. Je commence à m'agiter, le cadre du lit craque légèrement sous notre poids. 

Bennett s'assoit, souffle "Chhhh" contre ma bouche : " Attends une minute."

Je me décale sur mes genoux et le regarde ouvrir ses boutons de pyjama.

- On va vraiment faire ça ? je chuchote. Le lit est trop petit, la chambre trop chaude, trop calme - mon père dort à deux portes de là. C'est stupide, absolument indécent, mais je n'ai jamais rien désiré aussi fort.

J'allume la petite lampe pour mieux le voir. Ses lèvres sont gonflées, ses cheveux emmêlés, son sourire est totalement ridicule quand il dit :

- Je t'aime putain, petite coquine. Tu veux que je te regarde ?

- Ouais. 

- Caresse-toi...

Je le fais, trop lentement pour jouir tout de suite, mais à la vitesse idéale pour que ses yeux s'élargissent comme des soucoupes volantes. Il s'approche pour m'embrasser. Il marmonne quelque chose, sa langue bouge, paresseuse comme la mienne. Il n'émet que de petits bruits, ses mains sont partout, sa queue glisse légèrement sur mon clitoris avant de s'enfoncer lentement en moi.

Je suis dans le brouillard, avec la sensation d'être si pleine, sa respiration chaude, sa peau encore plus chaude contre moi. Bennett suce mes seins, ses dents les effleurent quand je monte sur lui. Je suis tellement absorbée par les sensations qu'il me procure que je n'entends pas le couinement familier des gonds de la porte.

- Bordel de bon Dieu de merde ! crie mon père et, soudain, ce sont des bras, des jambes et des couvertures qui remuent dans tous les sens. "

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Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 26 avril 2017 3 26 /04 /Avr /2017 08:00

Christina Lauren, "Beautiful bitch" (traduction littérale : Belle salope)

Paru en 2014 aux Editions Pocket n° 16057, 156 pages. Traduit de l'américain par Margaux Guyon.

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Avec un titre pareil, on sait qu'on va avoir droit à des scènes de cul. Je vous en ai sélectionné deux.

Extrait n° 1 : pages 50-51 : Chloé Mills ( the bitch !) est venue rendre visite à Bennett (le narrateurr) à son bureau.

Cela fait si longtemps que nous n'avons pas fait des folies au bureau... J'ai tellement envie de la sentir contre moi, j'ai envie de faire tomber mon pantalon, de relever sa jupe sur ses hanches et de foutre en l'air toutes les piles de dossiers sur mon bureau en la renversant.

Dieu merci, elle m'embrasse de la joue au cou, glisse le long de mon corps, remonte sa jupe lentement, suffisamment pour pouvoir s'agenouiller en face de moi.

beautiful-bitch2Mais non... Elle continue de remonter sa jupe, glisse une main entre ses jambes et ouvre rapidement ma ceinture Eclair de l'autre main. Je ferme les yeux un moment pour me calmer, elle me libère rapidement et, sans hésitation, elle engloutit ma queue dans sa bouche. Je bandais presque - depuis qu'elle me touche, je durcis à vue d'oeil. je sens sa langue chaude descendre et monter sur ma queue, je suis totalement en érection.

Sa respiration devient haletante contre mon nombril. j'entends ses doigts bouger sur son clitoris, elle s'agenouille.

- Tu es en train de te toucher ?

Elle acquiesce lentement.

- Tu es déjà trempée pour moi ?

Elle s'immobilise un instant, puis lève la main au-dessus de sa tête. Je me penche et je prends deux de ses doigts dans ma bouche.

Putain.

(...) Je regarde sa tête bouger, ses lèvres glisser sur ma verge, j'essaie d'y voir un acte apaisant. mais même quand sa bouche me prend comme ça, ou quand je suis enfoncé en elle, j'en veux toujours plus. Il est impossible de la posséder de toutes les manières à la fois, mais ça ne m'empêche pas de l'imaginer : une tornade de positions, de gémissements, mes mains dans ses cheveux, sur ses hanches, mes doigts dans sa bouche mais aussi entre ses jambes et sur ses cuisses.

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Lundi 17 avril 2017 1 17 /04 /Avr /2017 08:00

Jim Harrison : "Péchés capitaux", extraits n° 4 et 5

Page 317 : Sunderson se retrouve avec Diane, son ex.

" Ils retournèrent à pied jusqu'à la maison car elle déclara qu'elle avait bien envie de s'offrir une petite partie de jambes en l'air, une expression très audacieuse pour elle. Ils firent l'amour sur le canapé. Il lui lécha le sexe, parce que autrefois elle adorait ça. Les reins de Diane ondulaient au rythme de la langue de son amant. Elle émit quelques cris timides en gardant les yeux grand ouverts, comme si elle voyait à travers le dossier du canapé. Quand ils eurent fini, elle s'assit et son visage se crispa.

- Je déteste cette putain de maison ! "

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Page 331 : Séville, fin du roman. Sunderson a rencontré Laurel, une jeune Anglaise. Les voici dans sa chambre d'hôtel.

harrison11" Laurel fit un peu glisser sa chemise de nuit sur ses cuisses (..) Il s'approcha, s'agenouilla devant elle et lui brouta longuement la chatte. Quand elle eut plusieurs orgasmes d'affilée, il se sentit fier comme un coq. Elle finit par repousser la tête de Sunderson et dit :

- Les Anglais font rarement ça.

Il se releva et elle lui pompa le noeud avec habileté. Il jouissait au moment où on sonna à la porte. Il tomba à la renverse, mais elle le rattrapa entre ses bras musclés. Il rejoignit la salle de bains d'un pas chancelant. Elle s'essuya la bouche sur le dessus-de-lit et alla ouvrir. C'était l'employée du room service qui apportait leurs collations sur une petite table roulante."

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Vendredi 14 avril 2017 5 14 /04 /Avr /2017 08:00

Jim Harrison, "Péchés capitaux", extrait n° 3

Page 259 : Sunderson se rend chez un marchand de vins

harrison5" Il traversa la rue et entra chez le marchand de vins en remarquant une jolie fille qui passait à vélo, la selle coincée entre les fesses, du moins telle fut son impression. Les garçons disaient autrefois aux filles qu'ils avaient envie d'être leur première selle de vélo, et il se demanda si c'était toujours le cas. Pourquoi un derrière rebondi était-il aussi attirant ? Cette fascination était sans doute profondément ancrée dans le cerveau des hommes."

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Mercredi 12 avril 2017 3 12 /04 /Avr /2017 08:00

Jim Harrison : "Péchés capitaux" extrait n° 2

Pages 180-181 : Sunderson succombe aux charmes matures de Delphine, sa voisine.

harrison4" Delphine approcha sa chaise tout près de lui, fit jaillir un sein de son débardeur et le glissa entre les lèvres de Sunderson qui, ayant déjà en bouche une portion de pâté en croûte, faillit s'étouffer. Il réussit pas miracle à avaler sa bouchée de pâté, à boire en vitesse une gorgée de Whisky et à sucer ce sein plantureux. Elle est pas belle la vie ? pensa-t-il bêtement. Delphine tâta son pénis sous la table, qui réagissait comme il se doit à ces provocations. Elle avait été parfois découragée par des bites qui, malgré les stimulations les plus convaincantes, restaient flasques. Elle avait les tétons un peu cartilagineux, ce qu'il trouva intrigant. Elle se leva et baissa son short vert jusqu'à ses genoux. Il plongea sur elle comme sur le plus fascinant massif coralien de toutes les Keys de Floride. Elle inclina le buste sur la table et il entreprit de la pénétrer en levrette. " Baise-moi ", dit-elle. Pas de problème, pensa-t-il. Malheureusement pour lui, elle tortillait follement du croupion, de sorte qu'il jouit très vite. " Y en a encore plein là d'où ça vient", dit-elle en riant. Après avoir fini de dîner et roupillé une heure, il réussit à remettre ça, puis il se sentit sur les rotules et dormit jusqu'à ce que Monica (une jeune femme qu'il héberge) rentre du travail. Il se réveilla à peine assez pour entrevoir Delphine remettre son short vert. Dans son demi-sommeil béat, il se sentit très chanceux quand elle lui dit au revoir et s'éclipsa par la porte de derrière. Il était ravi de trouver Delphine aussi sexy, et son obsession pour les femmes beaucoup plus jeunes que lui quitta enfin son esprit." 

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Lundi 10 avril 2017 1 10 /04 /Avr /2017 08:00

Jin Harrison, "Péchés capitaux" 2015 ( titre original "The big seven")

Collection J'ai lu n° 11628, 350 pages 

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Extrait n° 1 : chapitre 2, page 47. Sunderson, flic américain à la retraite, est venu jusqu'à Paris pour tenter de "récupérer" Mona, sa fille adoptive abandonnée par son petit ami musicien et tombée dans la drogue. Il ne tarde pas à la retrouver dans un petit hôtel proche du théâtre de l'Odéon.

harrison1" Elle lui ouvrit. Dans sa chemise de nuit sombre, le teint cireux, Mona semblait amaigrie et fatiguée. Ils s'embrassèrent et tombèrent à la renverse sur le lit. Il la prit dans ses bras tandis qu'elle pleurait en bredouillant. Son petit ami avait payé la chambre pour le mois, mais l'avait abandonnée (..) 

Victime du décalage horaire, Sunderson s'endormit et à son réveil, elle avait sorti son pénis et le suçait. Quand il essaya de l'éloigner, elle se planta brusquement dessus. Il était piégé, pensa-t-il. " Je veux quelqu'un qui me désire vraiment, pas un gamin de douze ans, putain !" s'écria-t-elle en moulinant des hanches. Il avait les mains sur les fesses de Mona, mais son dos était trop faible pour la soulever. La honte faillit le submerger. Il finit par jouir en poussant un puissant grognement, mais elle continua. Ensuite, ils dormirent un peu et elle l'emmena manger un morceau au Café de Flore. Il reconnut en son for intérieur que son sentiment de culpabilité intensifiait le plaisir."

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Lundi 20 mars 2017 1 20 /03 /Mars /2017 08:00

Leïla Slimani : "Dans le jardin de l'ogre" Extrait n° 2

Page 109-110, voici Adèle avec Xavier un de ses nombreux amants.

" Xavier parle beaucoup. Adèle espère qu'il ne va pas tarder à ouvrir la bouteille de vin qu'il a dans la main depuis maintenent un quart d'heure. Elle se lève et lui tend le tire-bouchon.

C'est le moment qu'elle préfère.

slimani4Celui qui précède le premier baiser, la nudité, les caresses intimes. Ce moment de flottement où tout est encore possible et où elle est maîtresse de la magie. Elle boit une gorgée goulûment. Une goutte de vin glisse sur sa lèvre, le long de son menton et éclate contre le col de sa robe blanche avant qu'elle ait pu la retenir. C'est un détail de l'histoire et c'est elle qui l'écrit. Xavier est fébrile, timide. Il n'est pas impatient, elle lui sait gré de d'asseoir loin d'elle, sur cette chaise inconfortable. Adèle est installée sur le canapé, les jambes repliées sous elle. Elle fixe Xavier de son regard de marais, visqueux et impénétrable.

Il approche sa bouche et une onde électrique parcourt le ventre d'Adèle. La décharge atteint son sexe, le fait exploser, charnu et juteux, comme un fruit qu'on épluche. La bouche de l'homme a le goût du vin et des cigarillos. Un goût de forêt et de campagne russes. Elle a envie de lui et c'est presque un miracle, une envie pareille. Elle le veut, lui, et sa femme, et cette histoire, et ces mensonges, et les messages à venir, et les secrets et les larmes et même l'adieu, inévitable. Il fait glisser la robe. Ses mains de chirurgien, longues et osseuses, effleurent à peine sa peau. Il a des gestes sûrs, agiles, délicieux. Il paraît détaché et tout à coup furieux incontrôlable. Il a un sens certain de la dramatrurgie, se réjouit Adèle. Il est si proche à présent qu'elle en a le vertige. Son souffle l'empêche de réfléchir. Elle est molle, vide, à sa merci."

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Vendredi 17 mars 2017 5 17 /03 /Mars /2017 08:00

"Dans le jardin de l'ogre". Premier roman de Leïla Slimani paru chez Gallimard en 2014

Folio n° 6062. (228 pages)

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page 73 : Gamine, Adèle se rend avec sa mère et l'amant de celle-ci Place Pigalle pour une visite "touristique" du quartier..

slimani" Elle garde de cette visite à Pigalle un souvenir noir, effrayant, à la fois glauque et terriblement vivant. Sur le boulevard de Clichy, elle se souvient d'avoir vu des prostituées, par dizaines, dénudées malgré la bruine de novembre. Elle se souvient de groupes de punks, de drogués à la démarche chancelante, de maquereaux aux cheveux pommadés, de transsexuels aux seins pointus et aux sexes moulés dans des jupes léopard. Protégée par le cahotement de ce train aux allures de jouet géant, serrée entre sa mère et l'homme qui se lançaient des regards lubriques, Adèle a ressenti pour la première fois ce mélange de peur et d'envie, de dégoût et d'émoi érotique. Ce désir sale de savoir ce qu'il se passait derrière les portes des hôtels de passe, au fond des cours d'immeuble, sur les fauteuils du cinéma Atlas, dans l'arrière-salle des sex-shops dont les néons roses et bleus trouaient le crépuscule. Elle n'a jamais retrouvé, ni dans les bras des hommes, ni dans les promenades qu'elle a faites des années plus tard sur ce même boulevard, ce sentiment magique de toucher du doigt le vil et l'obscène, la perversion bourgeoise et la misère humaine."

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Lundi 20 février 2017 1 20 /02 /Fév /2017 08:00

Arthur Schnitzler (1862-1931), "L'Étrangère"

Recueil de nouvelles écrites à la fin du XIXème et début du XXème siècle. Paru en France en 1988, édité en poche 10/18 n° 1961.

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La première nouvelle du recueil, intitulée "La dernière lettre d'Andreas Thameyer" est comme son titre l'indique, une longue lettre d'adieu d'un honnête homme, dont l'épouse a donné naissance à un enfant à la peau noire et qui a pris la décision de se donner la mort pour laver l'honneur de son épouse qu'il considère comme innocente et fidèle et donc injustement victime de l'opprobre publique et des commérages. Arthur Schnitzler révèle un ironique sens de l'humour en citant facétieusement quelques cas d'enfantements étranges.

Schnitzler" En France, en l'an 1673, une femme ayant accouché d'un garçon quatre ans après le départ de son mari, jura qu'elle avait rêvé neuf mois plus tôt et de façon parfaitement convaincante que celui-ci l'étreignait avec ardeur ; les médecins et les sages-femmes de Montpellier déclarèrent sous la foi du serment la chose possible et le tribunal du Havre reconnut au nouveau-né tous les droits d'un enfant légitime. Je lis aussi dans l'ouvrage de Hamberg Énigmes de la nature, l'histoire d'une femme qui mit au monde un enfant à tête de lion, après avoir assisté avec son mari et sa mère, au septième mois de grossesse, au spectacle donné par un dompteur."

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Lundi 13 février 2017 1 13 /02 /Fév /2017 08:00

Gabriel García Márquez " Vivre pour la raconter" (2002)

Livre de poche n° 30538 (572 pages)

Récit autobiographique de son enfance en Colombie et de ses débuts en littérature.

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Page 197-199. Le jeune Gabriel est envoyé par son père pharmacien pour encaisser des dettes dans un bordel aux environs de la ville de Sucre.

marquez3" Je passai la tête par la porte entrebâillée d'une pièce qui donnait sur la rue et j'aperçus une femme qui faisait la sieste sur un lit de camp, pieds nus, vêtue d'une combinaison qui laissait ses cuisses à découvert. Avant que j'aie pu dire un  mot, elle s'assit sur le lit à moitié endormie et me demanda ce que je voulais. Je lui expliquai que j'avais un message de mon père pour don Eligio Molina, le propriétaire. mais au lieu de m'indiquer où le trouver elle me donna l'ordre d'entrer, de fermer la porte, de pousser le loquet, et elle accompagna d'un mouvement de l'index ces deux mots qui voulaient tout dire :

- Viens ici.

À mesure que je m'approchais d'elle, le bruit de sa respiration précipitée, pareil au courant d'air d'un fleuve, remplissait la pièce. Me saisissant de la main droite par le bras, elle fit glisser la gauche dans ma braguette. Je fus pris d'une délicieuse terreur.

- Alors comme ça tu es le fils du docteur aux petites pastilles, me dit-elle tandis que cinq doigts agiles continuaient de me tripoter et me donnaient l'impression qu'elle en avait dix. Elle baissa mon pantalon tout en me murmurant des mots tendres à l'oreille, passa sa combinaison au-dessus de sa tête et s'allongea sur le lit avec pour tout vêtement une petite culotte à fleurs.marquez1

- C'est toi qui me l'enlèves, me dit-elle. C'est un travail d'homme.

Je défis le cordon mais dans ma hâte je ne pus la lui ôter et elle dut m'aider en étirant les jambes avec des ondulations de sirène. Puis elle m'attrapa sous les bras et me plaça au-dessus d'elle dans la position classique du missionnaire. Elle s'occupa du reste, jusqu'au moment où je crus mourir sur elle, englué dans le suc de ses cuisses de pouliche.

Tournée sur le côté, elle me regardait droit dans les yeux sans dire un mot et moi je soutenais son regard dans l'espoir de recommencer, sans peur et avec moins de hâte. Soudain elle me dit qu'elle ne me ferait pas payer les deux pesos de la passe parce que je n'étais pas venu pour ça. Puis, se rallongeant sur le dos, elle ajouta en me dévisageant :

- C'est toi le gentil grand frère de Luis Enrique, n'est-ce pas ? Vous avez la même voix.

J'eus la naïveté de lui demander d'où elle le connaissait.

- Ce que tu peux être bête, rit-elle. La dernière fois qu'il est venu, il a même laissé un caleçon que j'ai lavé.

Vu l'âge de mon frère, je crus qu'elle exagérait, mais quand elle me le montra je dus me rendre à l'évidence. Alors, elle bondit hors du lit, nue, avec une grâce de danseuse, et tandis qu'elle se rhabillait, elle m'expliqua que je trouverais don Eligio Molina à la première porte à gauche. À la fin, elle me demanda :

- C'est la première fois, pas vrai ?

Mon coeur ne fit qu'un bond.

- Penses-tu, répondis-je, c'est au moins la septième.

- De toute façon, ajouta-t-elle avec une expression moqueuse, tu devrais dire à ton frère de te donner quelques leçons. "

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