Lundi 21 novembre 2016 1 21 /11 /Nov /2016 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil", # 25

Je croisai Geneviève dans la cage d’escalier, sur le palier du premier étage. Elle avait dans les bras deux cartons fermés par de la grosse ficelle.

- Ah ! Tristan, tu tombes bien ! Tu vas me donner un coup de main. Je descends ça à la cave. Dans l’état où il est, je ne peux pas compter sur Jean. Je passe devant !

Elle me donna les deux cartons à porter, plus encombrants que lourds. Le sous-sol était très sombre et humide. La cave de Geneviève se trouvait au bout d’un étroit couloir bordé de portes à claire-voie. Elle ouvrit un cadenas et nous pénétrâmes dans une petite pièce carrée, chichement éclairée par une ampoule nue qui pendouillait au plafond et par un soupirail grillagé et poussiéreux. Le sol était de terre battue. Il n’y avait pas grand-chose dans cette cave : un petit amoncellement de cartons, un porte-bouteilles presque vide et le squelette d’un vélo pour dames, sans selle ni roues. Geneviève me débarrassa des cartons qu’elle posa sur la pile des autres.

ardents27- Avec tout ça, on ne s’est même pas dit bonjour !

Si les deux premières bises furent sagement posées sur mes joues, à la troisième, Geneviève se colla à moi et, me saisissant par les épaules, elle me gratifia d’un long baiser sur la bouche, sa langue cherchant la mienne comme mon ventre cherchait le sien. À peine en avions-nous terminé qu’avec une surprenante économie de gestes, elle referma la porte à claire-voie, éteignit la maigre ampoule du plafond, ôta sa culotte, ouvrit ma braguette et revint se coller à moi, face contre face, corps contre corps…

- Tu as bien quelques instants à me consacrer, chuchota-t-elle en m’empoignant fermement la bite. Je crois que oui !

Elle sentait bon, une odeur chaude et lourdement fruitée qui m’électrisait le bas-ventre. Elle me laissa lui retrousser sa robe de coton bien au-dessus du bas des reins. Alors, je posai  mes mains sur ses fesses nues ; bientôt je sentis son ventre se presser en cadence contre mon érection. De nouveau, ses lèvres cherchèrent les miennes. Mes doigts poussèrent plus loin encore, dans le profond sillon de son entrefesses touffu. J’en avais les jambes tremblantes de désir et d’émoi. Nous sommes restés comme ça de très longs moments, comme si le temps n’avançait plus. J’aurais voulu que tout se fige ainsi pour l’éternité : ma bouche sur sa bouche, son ventre contre le mien, mes doigts entre ses fesses, sa main sur ma nuque… Elle se détacha lentement de moi.

- Maintenant, tu vas me la mettre.ardents27-1

Elle me tourna le dos, se pencha en avant pour prendre appui sur le guidon du vélo déglingué et me présenta sa croupe nue. Malgré la pâle pénombre, je vis nettement la béance de sa vulve qui luisait au sommet de ses cuisses écartées. Je m’avançai, ma queue en garde vint battre dans la sombre vallée. Elle s’en saisit et la posa au bord de sa mouillure.

- Vas-y, mets-le moi… Quand tu sentiras que ça vient, n’oublie pas de sortir, je n’ai pas envie de me faire cureter. Mais, je t’en prie, essaie de te retenir.

Ce disant, elle avait tourné la tête vers moi et s’était ouvert le fessier de la main droite pour m’encourager. Cela rentra tout seul, d’une seule poussée, jusqu’au bout. Ce fut comme si je venais de sombrer dans le cratère d’un volcan en éruption : une chaleur intense irradia mon corps tout entier, mais une chaleur sans brûlure ni souffrance, une chaleur de miel et de nuit d’orage, une chaleur moite et sucrée. Geneviève remua les fesses pour bien me caler en elle. Elle avait toujours le visage tourné vers moi, mais ses yeux ne me regardaient plus vraiment ; elle était ailleurs. Lorsque je la saisis par les hanches et commençai à aller et venir doucement entre ses fesses distendues, elle se cambra davantage et se mordit les lèvres. Je ne sais combien de temps cela dura. Des gouttes de sueur perlaient sur mes tempes et me mouillaient l’échine.

Tout en forniquant, je m’efforçais de regarder autre chose que ses fesses blanches, que son cul poilu, d’écouter autre chose que le clapotis de son sexe huileux, que ses soupirs de plus en plus puissants, de penser à autre chose qu’à cette indicible sensation de bonheur et de plénitude.

Brusquement, elle fronça les sourcils, son front se plissa de rides, sa bouche esquissa une étrange grimace… Elle en fut presque laide. Sa main se crispa sur la mienne et elle eut un orgasme dont les spasmes me pincèrent la queue.

ardents27-3- Oh, oui ! souffla-t-elle. Que c’est bon !

Quand elle eut retrouvé son souffle, d’un habile balancement des fesses, elle m’expulsa de son ventre. La soudaine fraîcheur de la cave tomba sur ma bite en transe. Pas pour longtemps : elle me reprit bien vite en main pour me branler. Je ne savais plus où j’en étais. De sa main libre, elle guida mes doigts entre ses cuisses jusqu’à son ventre. Elle me murmura à l’oreille :

- Tu peux me caresser comme tu le veux. Je t’apprendrai tout, mon petit Tristan. Je ferai de toi l’amant le plus heureux du monde.

Il n’en fallut pas plus pour me transporter au paradis. Je sentis venir mon sperme de loin, comme poussé par une onde de chaleur. Il jaillit dans la main tendre de Geneviève qui me branlait amoureusement pendant que mes doigts barattaient la sève épaisse de son sexe mûr. À l’instant fatal, je ne pus retenir une sorte de grognement animal que je ne me connaissais pas.

À l’aide de sa petite culotte de coton bouchonnée, elle m’essuya délicatement la queue enduite de sperme et me referma la braguette.

- Maintenant, monte bien vite retrouver Jean. Le pauvre, il doit se demander pourquoi tu es en retard ! Tu sais, il m’a dit que les cours du lycée s’arrêtaient à la fin de la semaine, alors il va s’en retourner chez ses parents pour les vacances. Mais, si tu en as envie, tu pourras passer me voir…

- Tous les jours ?

- Presque. Sauf le samedi et le dimanche.

- À cause de Marcel ?

- Si tu veux… soupira-t-elle. L’après-midi, je serai là à partir de trois heures. Alors, si le cœur t’en dit… Il suffit que tu sois discret. Allez, file !

- À lundi alors…

- C’est ça, à lundi

      Il y avait dans sa voix beaucoup de gratitude, et d’espoir aussi.

En remontant les escaliers vers les étages, je me sentis incroyablement fier et sûr de moi. «  Je l’ai baisée » ne cessais-je de me répéter intérieurement.

 

Dix années plus tard, lorsque je pénétrai pour la première fois dans une tombe égyptienne, quelque part au sud de la Vallée des Rois, je ne pus retenir une érection spontanée qui était en quelque sorte un hommage nostalgique à la cave où Geneviève m’avait initié à la magie de son cul.

à suivre...

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Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Commentaires

Wouah ! Enfin Tristan peut assouvir ses besoins. Et il décrit merveilleusement bien ce dépucelage et tout ce qu'il ressent.
Çà sent le vécu chez l'auteur il me semble. Tant mieux que Geneviève ait été pour vous une si bonne initiatrice !
Comme toujours, les illustrations sont très bien choisie.
commentaire n° :1 posté par : Milène le: 21/11/2016 à 15h06

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