Dimanche 22 novembre 2009

Suite de l'article sur le n° 28 de la revue ZOOM, avec
1° : un portfolio du photographe Alan Ira KAPLAN ( 34 ans en 1975 ) Créateur d'un univers tout gris, où les corps deviennent marchandise. Quand on regarde ces images plus de trente années plus tard, on comprend mieux à quel point ces artistes étaient novateurs, avaient déjà compris toutes les dérives du capitalisme mondialisé !

2° : Un hommage au Polaroïd I05 avec 3 instantanés.
Dans l'ordre, une série réalisée par Oliviero TOSCANI en décembre 1973  (photos de Andy Warhol, à la Andy Warhol ).

Une photo de Jeanloup SIEFF, datée de mars 1974

Une photo de Sarah MOON  non datée.
- une photo de Kishin SHINOYAMA ( fils de prêtre bouddhiste) prise en février 1974 à Yokohama dans une "maison de tatouages"

3° : Pour terminer, une photo de l'agence KEYSTONE. Légende : " 10000 spectateurs dans un satde de la Nouvelle Guinée. la princesse Anne d'Angleterre et le lieutenant Mark. Le vent était au rendez-vous" . Date inconnue. Un cul princier, ma foi bien affriolant...


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Vendredi 20 novembre 2009

Très riche numéro de ZOOM qui fera donc l'objet de deux articles. Le premier sera entièrement consacré au portfolio d'oeuvres de Domenico GNOLI ( 1933-1970). Créateur d'un univers proche de l'hyperréalisme avec en plus un regard presque d'entomologiste sur notre monde et nos objets... Je vous laisse admirer.

Souris blanches dans leurs cages, 1967 ( 150 X 150 cm )

La robe d'été , 1966 ( 180 X 136 cm )

Dormiente n° 3, 1965 ( 160 X 125 cm )

Green Bust, 1969 ( 180 X 161 cm )

Bow Tie , 1969 ( 140 X 160 cm )

Red Hair on Blue Dress, 1969 ( 170 X 180 cm )

Unbutonned Button, 1969 ( 170 X 130 cm )
Par michel koppera - Publié dans : zoom
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Mercredi 18 novembre 2009

Grand classique de la littérature des WC domestiques, le poème "Le petit endroit" est généralement attribué à Alfred de Musset qui l'aurait écrit à l'atttention de George Sand, son amie et amante. Certains prétendent que c'est l'inverse. Le poème en alexandrins est parfois présenté de façon différente à savoir que les vers sont coupés en deux hémistiches de 6 syllabes. je vous propose ici la version classique....
L'illustration est une eau-forte de Rembrandt datée de 1631 ayant pour titre " La femme qui pisse" mais à bien y regarder cela aurait pu s'appeler "La femme qui chie"...

Le petit endroit

De Alfred de Musset à George Sand

 

Vous qui venez ici dans une humble posture

De vos flancs alourdis décharger le fardeau

Veuillez quand vous aurez soulagé la nature

Et déposé dans l’urne un modeste cadeau

Verser dans l’amphore un courant d’onde pure

Et sur l’autel fumant placer pour chapiteau

Le couvercle arrondi dont l’auguste jointure

Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau.

 

Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Dimanche 15 novembre 2009

Dans mes archives, j'ai retrouvé pour vous 7 publicités signées  René GRUAU ( 1909-2004 ). Evidemment, je ne pouvais vous épargner la plus ancienne à savoir "le rouge baiser" qui date des années 60 et que j'avais découpée dans un vieux numéro du Readers Digest. Quant aux pubs pour Dior, elles datent des années 1978 à 1980. Revoir ces images est toujours un plaisir...

Par michel koppera - Publié dans : souvenirs
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Vendredi 13 novembre 2009


Pierre Motin est un poète qui vécut de 1566 à 1612, contemporain de Boileau et de Malherbe. Le poème reproduit sont des Stances parues en 1618 qui célèbre à sa manière la beauté des chattes charnues comme on dit aujourd'hui. Le verbe est alerte, les mots justes et le texte est plutôt jubilatoire.. Régalez-vous !

CES PETITS CONS...

Ces petits Cons, dont l'on fait fête,
Où le Vit ne met que la tête,
N'assouvissent point mon désir ;
J'aime les Cons de belles marges,
Les grands Cons qui sont gros et larges,
Où je m'enfonce à mon plaisir.


Les Cons si étroits de clotûre
Et le laissent sans mouvement ;
J'aimerais mieux branler la pique
Que de foutre en paralitique :
Le plaisir git au remument.


Dans le grand Con de ma Maîtresse,
Mon Vit peut montrer son adresse,
Aller le trot, aller le pas,
Chercher partout son avantage,
Et monter d'étage en étage,
Maintenant haut, maintenant bas.


Comme le Monarque des Perses,
Jadis, par les saisons diverses,
Avait de diverses maisons,
D'un vit la majesté suprème
Dans un grand Con peut, tout de même,
Se loger en toutes saisons.


Foutre du Con de ces pucelles,
Serrez comme des escarcelles,
Où le Vit n'est en liberté !
J'ai, dans le Con de ma voisine,
Ma chambre, anti-chambre et cuisine,
Logis d'hiver, logis d'été.


Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 11 novembre 2009

Baiser dans une laverie automatique

 

Prélavage. Ils sont arrivés presque ensemble, chacun portant son lourd balluchon de linge sale. Des draps, des torchons, des serviettes de table, du blanc, 100 % coton grand teint, à laver à 90 ° C. Cycle long, une bonne heure et demie, mais ils ne sont pas pressés. Comme tous les mercredis, ils sont venus à la nuit tombée. Ils ont leurs petites habitudes, comme d’utiliser toujours les mêmes machines, la 5 et la 6, celles qui se trouvent dans le fond de la laverie, loin de l’entrée et de ses néons, dans une sorte de renfoncement presque discret. Ce soir, elle porte une petite robe à fleurs - 62 % coton, 38 % polyamide – et lui un jean classique à laver avec coloris similaires et un T-shirt jaune à repasser à l’envers. Ils choisissent leur programme de lavage et achètent leurs doses de lessive : il en prend une demi-dose de plus qu’elle, par peur des taches tenaces. Quand il se penche pour charger sa machine, elle ne peut s’empêcher de regarder ses fesses que moule son jean et ça lui fait quelque chose, exactement comme la première fois… Elle sait aussi qu’il a regardé ses jambes nues et surtout la courbe de ses reins quand elle s’est accroupie devant le hublot pour enfourner son linge sale. D’un même geste, ils ont appuyé sur le bouton de mise en marche, les voyants rouges et verts se sont allumés, les pompes à eau sont entrées en action, les tambours se sont mis à tourner…

Lavage. Par les hublots, on peut observer les roulades du linge dans les tambours. À chaque pause, on entend le grignotement du programmateur pendant que la mousse ruisselle sur la vitre du hublot. Ça l’excite, cette écume blanche lui fait penser à du sperme monté en neige. Debout, les jambes écartées, les mains posées sur le bord de la machine, elle regarde par le hublot la danse de sa lessive. À genoux derrière elle, le visage entre ses fesses nues, il la lèche et sa langue en vrille tourne et tourne encore à l’entrée de son vagin, et à chaque tour effleure le boutons pâle de son clitoris qui égrène, frisson après frisson, les minutes du plaisir. À la deuxième eau, c’est à elle d’entrer en action. Elle le prend en bouche, le suce, l’aspire, le décape de la tête du gland à la racine couillue. D’une main posée dans ses cheveux, il la retient, tente de garder le contrôle… Puis, ils s’embrassent, debout contre les machines qui vidangent. Le ronronnement des pompes à eau accompagne leur baiser. Ils se tiennent quasiment immobiles ; sa queue raide et encore mouillée de salive palpite entre ses cuisses entrouvertes et bat contre sa vulve chaude et humide. Ils s’embrassent en silence. À ce moment-là, ils s’aiment vraiment.

Rinçage. Maintenant les clapots de l’eau ne sont plus étouffés par la mousse de la lessive et se mêlent au ressac mouillé des deux sexes en quête de plaisir. Elle est trempée. Les fesses sur le capot de la machine n° 6, les jambes pendantes, elle se laisse prendre par les douces vibrations du tambour qui parcourent son ventre en tous sens, résonnent dans son bassin où elle sent chaque os frémir. Il est debout entre ses cuisses ouvertes, il la tient par les hanches. Sa bite est devenue électrique, maintenue en pleine charge par un imperceptible tressaillement qui lui frise en continu le scrotum… Leurs bouches ne se quittent plus, leurs langues brassent leurs salives mêlées. À intervalles réguliers, le tambour marque une pause, alors, pendant quelques instants, on n’entend plus que le bouillonnement de leurs sexes enflammés.

Essorage. Quand arrive la dernière vidange, ils sont prêts, ils n’attendent plus que ça. Ils retiennent leur souffle. La machine s’élance, comme pour un long sprint…1500 tours minute. De quoi lui affoler le vagin. L’orgasme monte à toute vitesse, fulgurant. Elle a même tout le temps de s’en offrir un second. Il n’a plus besoin de bouger. Sa queue sismique grésille, ses couilles se fripent, leurs pelvis s’horripilent de bonheur, son clitoris s’illumine, son sperme jaillit en gerbe d’étincelles… Fin du programme.

Séchage. Pendant qu’ils transfèrent leurs lessives dans les sèche-linge, ils se regardent en souriant. Sous sa jupe, le long de sa cuisse gauche a coulé un filet de sperme encore tiède qu’il a tendrement essuyé avec un mouchoir en papier. En attendant, assis côte à côte en face des machines, ils échangent quelques nouvelles : ils parlent du temps qu’il fait, du travail qui se fait rare, de leurs enfants, d’improbables projets pour des vacances lointaines… Ils se prennent parfois la main, presque furtivement… Je les croise alors qu’ils quittent la laverie, chacun portant son lourd balluchon de linge.

- Bonsoir, alors vous aussi vous êtes de corvée le mercredi soir, me dit-elle. Je vois que vous avez déjà fait une petite lessive à la main, mais il reste une belle tache, là, sur votre pantalon !

À l’arrêt de bus, ils se serrent la main et se séparent : elle monte dans le bus de la ligne 12, il continue à pied vers le boulevard.

 

© Michel Koppera, août 2009   

Par michel koppera - Publié dans : inédits - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mardi 10 novembre 2009

Dans le numéro 31 de la revue (Artabsolument) de septembre-octobre 2009, il y avait la présentation d'oeuvres de Stéphane PENCREAC'H. Parmi les oeuvres présentées, se trouvait ce tableau intitulé "Thief in the Temple" ( voleur (ou voleuse ?) dans le temple ) 2008  huile, trou, singe en plastique, cheveux sur toile, 100 X 80 cm. La scène est très forte, l'imminence de l'orgasme presque palpable ( c'est le cas de le dire ! ). On ne peut qu'être ému à la vue de ces cuisses ouvertes, de cette main que l'on devine en pleine action... Absolument magnifique !

Plus loin, suivait un article consacré à la sortie d'un ouvrage intitulé "Les peintres du désir" de Bernard Noël ( éditions Gutenberg) Et parmi les tableaux sélectionnés, cette oeuvre de Antoine WIERTZ , "Les deux jeunes filles" ou "La belle Rosine", 1847, huile sur toile 140 X 100 cm. La scène ne manque pas de troubler. Il y a dans le regard qu'échangent les deux "jeunes filles" à la fois admiration, crainte mais aussi défi.

Le rapprochement de ces deux tableaux m'est aussitôt apparu comme évident et nécessaire. Chacun à sa manière traite du plaisir, de cette mort qu'on appelle petite, celle de l'orgasme... 

Par michel koppera - Publié dans : le musée Koppera
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Dimanche 8 novembre 2009

Je poursuis la présentation de textes extraits du recueil " Le livre du plaisir" présenté par Catherine Breillat. Cette fois, il s'agit d'un passage d'un récit autobiographique posthume de Paul Léautaud, passage consacré à la fellation . ( Léautaud : 1872-1956)

Paul Léautaud, Le Petit Ouvrage inachevé,
éditions Arléa, 1987 (1ère édition en 1964 )
 

 

J’avais quarante-deux ans. Elle quarante-cinq. Merveilleusement conservée. Aujourd’hui que j’écris ceci, et qu’elle approche de soixante-dix, à peine en paraît-elle soixante.

Les petites visites de six à sept continuèrent donc, avec quelque chose de plus intime, et des déjeuners de temps en temps chez elle, avec son mari. J’ai les façons que j’ai en amour. Un soir, seuls dans mon bureau, la tenant dans mes bras, je lui mis dans la main… Je revois son visage presque pâmé ; «  C’est bon ! c’est bon ! » en prenant amoureusement l’objet.

Le personnel était parti. Nous nous tenions dans l’entrée de mon bureau, debout contre la porte fermée, attitude de sécurité. Elle se mettait à genoux, me déboutonnait, et sans quitter son chapeau, aussi gourmande qu’habile, me… Le résultat délicieux n’était pas long. Je me rappelle combien, la première fois, j’avais un peu de gêne, que j’exprimai, de cette caresse. « Eh ! bien, quoi ? Ce n’est pas bon ? Je ne suis pas une bonne cochonne ? «  Comme j’exprimais d’un mot ou deux que cochonne était bien modeste : «  Je ne suis pas une bonne salope ? » Je la couvrais de baisers, tant je la trouvais délicieuse.


Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 6 novembre 2009

Novembre-décembre 1974
Commençons par une photo de Hervé GLOAGUEN. La photo a été prise à l'occasion de l'inauguration d'un hôtel Méridien. Le travail de Gloaguen rappelle celui de Cartier-Bresson ou Doisneau.

Quatre photos de Masaaki NAKAGAWA dont l'article ne nous appprend pas grand-chose sur son histoire personnelle. Ses photos suffisent.

Enfin, une petite gallerie de David HOCKNEY dont je vous présente ici trois oeuvres :
1 ) The room Tarzana ( 1967 ). Commentaire de Hockney :" J'ai copié la chambre et les meubles d'un catalogue de vente par correspondance de Macy's parce qu'ils m'ont plu. Le lit ressemble à une sculpture"

2 ) Kyoto ( 1971 ) Crayon de couleur. Réalisé pendant ou après un voyage au Japon et en Birmanie

3) Pool with two figures (1971 ). " Le personnage debout au bord de la piscine est Peter Schlesinger. Le nageur est John St-Clair.


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Mercredi 4 novembre 2009

Dans le grenier familial, j'ai retrouvé un disque de Georges Jouvin. Pour les connaisseurs, Il s'agit d'un disque 33 tours, produit par la maison de disques " La voix de son maître", référence FSDF 1004. Je n'ai pu retrouver l'année de sortie de ce disque (il ne figure pas dans la discographie de G Jouvin qu'on peut trouver sur internet ) par contre compte tenu des morceaux interprétés comme " Tous les garçons et les filles", "J'entends siffler le train" "L'idole des jeunes" ou "Les comédiens", je pense que le disque date du milieu des années 60.
Cependant, ce ne sont pas les morceaux qui m'ont le plus intéressé, mais la photo de la pochette du disque. ( photo Baumgartner) Je ne sais si  les concepteurs de cette image se sont rendu compte à quel point elle était quasiment pornographique. On se croirait dans une scène d'un film X ! Cette trompette est plus que phallique, ce lit-divan en velours rouge est très "sexuel", tout comme la tenture. Le mobilier et les rideaux évoquent un cadre bourgeois ou plus certainement un bordel de luxe. La femme est quasiment offerte, on la devine nue sous sa robe. Elle a déjà ôté ses chaussures, elle ne va pas tarder à enlever sa robe, ou alors elle va se laisser aller, écarter les cuisses et donner son sexe à cette trompette qui la subjugue... Des images comme on n'en fait plus !

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