Vendredi 9 décembre 2016 5 09 /12 /Déc /2016 08:00

" Lorsqu'une femme se tient sur les mains et ses pieds comme un quadrupède et que son amant monte sur elle comme un taureau, cela s'appelle le congrès de la vache. À cette occasion, il y a lieu de faire sur le dos tout ce qui se fait ordinairement sur la poitrine."

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Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
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Jeudi 8 décembre 2016 4 08 /12 /Déc /2016 08:00

"Lorsqu'un homme jouit en même temps de plusieurs femmes, cela s'appelle le congrès du troupeau de vaches."

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Par michel koppera - Publié dans : lectures x - Communauté : Arts érotiques
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Mercredi 7 décembre 2016 3 07 /12 /Déc /2016 08:00

" Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 35

Nuit du dimanche 5 au lundi 6 juillet 1964

 Je suis de nouveau seule. La chaleur est revenue et avec elle l’insomnie. La radio serine des chansons douces. Je me sens affreusement coupable.

ardents37Vendredi dernier, je suis rentrée à l’appartement vers midi. Comme d’habitude, j’ai filé à la salle de bains pour me débarrasser de l’odeur de la maison de retraite. Je n’arrive pas à m’y faire à l’odeur fétide de la vieillesse, si semblable à l’haleine des matins brumeux. Pourtant, je ne peux pas dire que je ne les aime pas : ils sont attendrissants, émouvants parfois, gentils le plus souvent, polis… Mais ils sont vieux.

Sous la douche, j’ai commencé à penser à Tristan et, aussitôt, j’ai mouillé. J’en ai passé du temps à me préparer : lavée de fond en comble, parfumée, pommadée, parée de mes plus beaux dessous, même un peu maquillée avec un soupçon de fard à paupières et de rouge à lèvres… À deux heures, j’étais fin prête, excitée comme jamais, les tétons dressés, le vagin gras, le clitoris en éveil… À trois heures moins le quart, je l’ai vu de ma fenêtre arriver au bout de la rue. Ça m’a donné chaud au ventre. J’ai allumé la radio : le Tour de France flânait encore sur les rivages de la Méditerranée, rien de bien passionnant. Maintenant, il devait être dans les escaliers. Il fallait que je lui entrouvre la porte, dans quelques instants il serait dans les bras…

Mais je suis restée dans la cuisine, debout, immobile, en peignoir, avec en dessous mes bas, mon porte-jarretelles, ma culotte en dentelle, incapable d’un geste. Je l’ai deviné s’arrêtant devant la porte close, debout lui aussi, planté là à se poser des questions…Ça a duré, duré… Et s’il allait frapper, ou même gratter à la porte comme le ferait un chat ? Mais non. Je l’ai entendu redescendre les escaliers. Une fois dans la rue, il a levé les yeux vers ma fenêtre, comme pour y chercher une réponse. Il ne m’a pas aperçue, en retrait, dans l’ombre derrière les rideaux…

Aujourd’hui encore, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Cependant, je comprenais très bien que mon refus d’ouvrir ma porte était aussi ridicule et téméraire que mes parties de jambes en l’air à l’heure de la digestion.ardents37-3

J’ai passé le reste de l’après-midi, allongée sur le lit, en petite tenue, à essayer de ne penser à rien. J’avais les yeux grand ouverts, posés sur le papier à fleurs… Cependant, ce n’était pas les fleurs que je voyais, mais le visage de Tristan, en incrustation. Je regardais les boucles de ses cheveux qu’éclairait le soleil d’été, ses yeux bleu-vert, plutôt bleus ou plutôt verts selon la couleur du ciel et la lumière, son nez droit, un peu fort, ses lèvres timides, ses joues à la peau encore douce… Il était là, debout au pied du lit, incroyablement nu. Je pouvais toucher des yeux ses épaules, sa poitrine d’adolescent où frisottaient déjà quelques poils, son ventre sans défaut, ses hanches fines, ses cuisses fermes, ses bras si longs pour m’enlacer et son sexe tendu, superbe, majestueux… J’en arrivais toujours là, à ne penser qu’à ça, à ne regarder rien d’autre. Il ne parlait pas. D’ailleurs, de quoi aurait-on pu parler ? De mots croisés, de tricot ? Peut-être de Gainsbourg, de ce mélange d’érotisme, de provocation et de tendresse qui imprégnait chacune de ses chansons ? Ou du Tour de France ? Moi, j’aurais aimé voir Tristan sur un vélo de course, rien que pour que les femmes admirent au passage ses mollets luisants et surtout se pâment en lorgnant le gros paquet de sa bite et de ses couilles moulées dans ses cuissards noirs. J’en revenais toujours à ça !

Pendant des heures, je n’ai pas cessé de mouiller. J’allais enfin m’endormir quand on a frappé à la porte. J’ai refermé mon peignoir à la hâte, je me suis précipitée pour ouvrir. Plus de temps à perdre ! Voilà, voilà, j’arrive !

 C’était Marcel…

Le pauvre, il a dû se demander ce qui lui arrivait. En un rien de temps, il s’est retrouvé à poil sur le lit, aux anges de me voir en si petite tenue – il était convaincu que c’était en son honneur ! Il en a profité ; je lui ai tout donné en vrac : ma chatte, ma bouche, mon cul. Vas-y Marcel, sers-toi ! C’est mouillé partout, pas besoin de préliminaires ! J’ai joui comme une folle.

ardents37-4Après, je lui ai demandé de m’emmener loin, là où  voulait. On a pris la route en pleine nuit. Je crois que je me suis endormie très vite, bercée par le doux roulis de la DS. Au petit matin, Marcel m’a réveillée : on était à Bruxelles, au pied de l’Atomium. Bien sûr, ce n’était pas Copacabana, ni même la Riviera, mais c’était mieux que rien. On a passé la journée à baguenauder dans les rues et sur les places ; on a bu de la bière et mangé des moules-frites en terrasse d’un restaurant de la rue des Bouchers, tout près des boutiques de luxe des Galeries Saint Hubert … En fin d’après-midi, on a repris la route. Marcel disait qu’il avait une surprise pour moi. À la tombée de la nuit, on est arrivés à Anvers – Antwerpen, comme ils l’écrivent en flamand. Marcel m’a expliqué que c’était la ville des diamantaires. J’ai vaguement espéré que la surprise ce serait un bijou avec plein de carats, mais ce n’est pas le genre de Marcel de faire des cadeaux. Il m’a aussi dit que c’était un grand port. C’était ça sa surprise, le port et ses putains : la multitude des bateaux de tous les continents, les kilomètres de quais, le labyrinthe des bassins, le quartier des putains en vitrine, petites échoppes du plaisir avec étalage de la marchandise. En attendant le client, il y en avait qui faisaient du tricot, d’autres des mots croisés… J’avais beau essayer de jouer les indifférentes, ça me troublait beaucoup ces femmes en vente : un homme arrivait, négociait sur le pas de la porte, puis entrait, on tirait le rideau, la lanterne rouge au-dessus de la porte s’éteignait… J’ai demandé à Marcel s’il y était déjà allé, il m’a répondu que non, mais je sais qu’il mentait. Je ne lui en veux pas.

À l’hôtel, on n’a pas beaucoup dormi. Cette promenade nocturne au marché des putains m’a fait le même effet que notre passage par la Rue Saint-Denis à Paris. Je me suis sentie moi aussi marchandise, chair à tâter, chair à baiser. Avec les billets en moins. Ça m’a rappelé Daniel, dans les derniers temps de notre mariage, quand une maîtresse ne lui suffisait plus et qu’il s’était mis à fréquenter des « professionnelles », comme il disait, afin que je me mette bien dans la tête qu’en matière de sexe je n’étais qu’une amatrice, une moins que rien.  Pour me faire mal, il me racontait tout dans le détail : le racolage, les talons aiguilles, le marchandage des prestations de service, les chairs à nu, les sexes épilés, les poses obscènes, les pipes juteuses, les mille et un tours de la lubricité, la toilette sur le bidet… Elles s’appelaient Véra, Cynthia, Oxana ou Laura… Rien que des noms en a. Moi, c’était Geneviève, tout sauf excitant.ardents37-5

Avec Marcel, c’est plus simple : se mettre à poil, écarter les cuisses et se laisser monter. Il n’en demande pas plus. Deux heures de sommeil et on remet le couvert : repas à toute heure du jour et de la nuit, service continu. Marcel, c’est comme une assurance tous risques, il n’y a pas de mauvaise surprise.

Avec Tristan, j’endosse ma tenue de maîtresse ; me voici professeur d’amour. En semaine, de trois à cinq, je donne des cours particuliers, à domicile, comme une putain de maison close…

Je pensais à tout ça pendant que Marcel conduisait en douceur et nous ramenait à la case départ. C’était hier, en fin d’après-midi. Le Tour de France avait fait relâche en Andorre. À une cinquantaine de kilomètres de M**, Marcel a arrêté la DS dans une station service et, pendant qu’on lui faisait le plein, il m’a proposé qu’on se mettre en ménage, à l’essai… J’ai répondu que j’allais y réfléchir. J’y réfléchis sérieusement.

fin du chapitre 6

à suivre...               

  

 

 

 

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Mardi 6 décembre 2016 2 06 /12 /Déc /2016 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 34

La journée du jeudi 2 juillet 1964 s’annonçait des plus tristes : temps nuageux, étape de transition entre Toulon et Montpellier, étape de plat pour les sprinters. On savait déjà qu’à moins d’une chute massive dans le final, il ne se passerait rien. Alors que maman s’inquiétait de me voir partir avec mon sac de plage, je la rassurai en inventant une partie de beach-volley programmée de longue date avec des copains. Elle en fut ravie et je m’étonnai de mes nouveaux dons pour la dissimulation.

ardents36La Rue du Bois-Soleil n’était qu’à quelques pâtés de maisons de chez nous, mais pour la rejoindre, j’empruntais un itinéraire tortueux et compliqué – jamais le même – comme si je cherchais à déjouer une éventuelle filature. L’idée d’être espionné et suivi ajoutait du piment à l’affaire ! L’idée était plaisante. Je devais quand même faire preuve de prudence aux abords de l’immeuble où habitait Geneviève. À chaque fois, avant d’en pousser la porte d’entrée, je m’assurais que la rue était déserte, ce qui était presque toujours le cas à cette heure de l’après-midi. Dans les escaliers, je me faisais le plus silencieux possible. Un jour pourtant, je faillis croiser un autre locataire du quatrième qui descendait. J’eus tout juste le temps de me cacher dans le hall, dans l’ombre de l’escalier. Surveillant mon arrivée depuis sa fenêtre, Geneviève avait entrebâillé sa porte si bien que je n’avais pas besoin de frapper pour m’annoncer ; furtif comme un chat,  je me faufilais dans l’appartement. Elle m’attendait, refermait doucement la porte derrière moi, me saisissait par la taille et m’embrassait en silence.

Ce jeudi-là ne fut pas différent des autres jours, sauf qu’en entrant dans la chambre, je remarquai un tapis étendu sur le parquet, entre l’armoire et le lit. Comme j’interrogeais Geneviève du regard, elle me répondit avec une lueur salace dans les yeux :

- J’ai pensé que tu pourrais me faire une démonstration de tes dons de contorsionniste… Depuis le temps que j’en rêve !ardents36-1

Je me sentis devenir tout rouge, rouge de honte, mais aussi de contentement. La perspective d’exhiber mes talents d’autosuceur devant Geneviève avait plus d’une fois traversé mon esprit mais, sans doute par peur du ridicule, j’avais renoncé. Et voilà que maintenant, c’était elle qui me le demandait, alors…

- On ne met pas la radio ?

- Ça t’intéresse vraiment, le Tour ? Tu ne préfères pas mettre de la musique ? Tiens, va choisir toi-même.

Parmi les 33 tours d’Yves Montand, Léo Ferré, Brassens ou Charles Aznavour, je dénichai un album de Gainsbourg. Couleur, café, que j’aime ta couleur café…

Ce fut donc sur fond sonore de l’homme à la tête de chou que nous nous sommes déshabillés. Geneviève était la plus pressée d’en arriver au fait. Je m’étendis nu sur le tapis de laine, un coussin sous la nuque, et soulevai mon bassin, mes jambes pliées décrivirent leur habituel demi-cercle, mes genoux très écartés vinrent lentement toucher le sol au-dessus de ma tête. Je bandais ferme car, debout près de moi, Geneviève se branlait tout en observant ma gymnastique. Vue d’en bas, elle me parut gigantesque. Enfin, je me gobai le gland et commençai à me téter la bite.

- Bravo, c’est superbe ! me dit Geneviève en s’agenouillant pour mieux voir. Je ne croyais pas que c’était possible !

Elle avait sous les yeux mes couilles, mon scrotum et le trou de mon cul sans défense entre mes fesses distendues. Elle n’eut plus qu’à se pencher un peu plus pour me lécher le tout. Aucune femme ne m’a plus jamais fait ce que Geneviève me fit ce jour-là. Sans se faire prier, elle passa ses lèvres humides sur toute la longueur de mon entrefesses, me vrilla le bout de sa langue dans l’anus tout en me caressant tendrement les fesses déjà hâlées par le soleil. C’était si bon que je m’éjaculai assez rapidement dans la bouche.

- S’il te plaît, n’avale pas ! me dit-elle quand elle me sentit jouir.

Sans plus attendre, elle s’allongea à mes côtés, me déplia et m’embrassa pour boire à mes lèvres mon sperme tout chaud.

Ainsi fut scellé notre pacte amoureux, dans une sublime mixture de salive, de sueur et de foutre.

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à suivre...


 

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Lundi 5 décembre 2016 1 05 /12 /Déc /2016 08:00

" Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 33

ardents35En haut de l’armoire de ma chambre, le vieux Paris-Hollywood se couvrait de poussière, je ne lisais plus en cachette les romans photos italiens de maman, un soupçon de moustache commençait à me pousser ainsi que quelques poils sombres sur le torse. Parfois, je me répétais tout bas :

- Je sors avec Geneviève…

Je ne trouvais jamais le mot juste pour la désigner : femme, maîtresse, amante ? Je ne savais même pas si je l’aimais, mais je ne pouvais me passer d’elle. Chaque matin, je me réveillais en proie au même désir. Ma bite pensait pour moi.

Pour avoir vu Geneviève nue sous tous les angles, dans toutes les positions même les plus indécentes, je crois que je peux, aujourd’hui encore, près de vingt années plus tard, brosser son portrait avec la précision et le souci du détail d’une carte IGN.

Geneviève mesurait un mètre soixante-cinq et pesait, à l’époque, soixante-sept kilos. Elle avait les cheveux bruns très foncés, plantés bas sur le front, un peu trop gras à son grand désespoir. Elle allait chez le coiffeur une fois par mois, pour sa permanente comme elle disait. Elle en revenait casquée de laque. Elle portait les cheveux mi-courts – ils ne lui touchaient pas les épaules – avec une sorte de grande boucle qui en relevait la pointe. Ses yeux noisette étaient à demi masqués sous ses paupières alourdies par de longs cils recourbés. Ses sourcils très fournis – elle devait se les épiler périodiquement – assombrissaient encore son regard. Elle avait le nez légèrement busqué et une bouche très charnue, avec des lèvres épaisses qui la faisaient parfois passer pour métisse. Si les dents du haut étaient bien proportionnées et alignées, ce n’était pas le cas de celles du bas à l’implantation plus anarchique, si bien qu’elle évitait de rire à gorge déployée. L’ensemble de son visage formait un ovale sans défaut, avec un menton volontaire et des oreilles toujours cachées sous sa chevelure.ardents35-1

Geneviève avait la peau très blanche, presque laiteuse. Ses mains étaient fines avec des doigts aux ongles taillés court, pour raison professionnelle disait-elle. Quand elle était nue, outre le buisson ténébreux de son ventre, il était difficile d’ignorer ses gros seins – elle faisait du 95 D – couronnés d’aréoles brunes et larges. Si la texture de sa poitrine était un peu molle, les tétons une fois excités pouvaient devenir incroyablement durs et pointus, comme si Geneviève bandait des seins. Elle avait le ventre un peu rond, de fortes cuisses, de beaux mollets bien galbés, un cul splendide et une petite varice à la jambe droite.

Geneviève ne portait pas de bijoux – ni boucles d’oreilles, ni bague – et ne se maquillait que rarement – un peu de fond de teint et de rouge à lèvres pour les sorties en ville. L’été, elle portait des robes de cotonnade à fleurs et, pour ses dessous coquins, elle avait un faible pour le rose indien. Elle chaussait du 40 et n’appréciait guère les chaussures à hauts talons. Bien que non fumeuse, elle avait la voix chaude, un peu rauque, des fumeurs de Gitanes. Piètre cuisinière, elle ne préparait vraiment bien que le riz au lait et préférait lire des romans d’aventures, tricoter et compléter des grilles de mots croisés. Mais avant tout, Geneviève aimait qu’on s’occupe d’elle, qu’on l’embrasse, qu’on la cajole, qu’on la caresse partout, qu’on lui dise des mots tendres, qu’on la fasse jouir encore et encore… Telle était la femme avec qui je partageai les premières semaines de l’été 1964, cette femme sans doute amoureuse à qui je n’eus jamais l’audace de dire tu.

à suivre...

 

 

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Samedi 3 décembre 2016 6 03 /12 /Déc /2016 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 32

Il en alla ainsi chacun des jours suivants.

ardents34-1Le mercredi 1er juillet, après une demi-étape matinale pour se mettre en jambes, l’après-midi fut consacré à un bref contre la montre entre Hyères et Toulon. En vingt-et-un kilomètres et moins d’une demi-heure, Anquetil rappela sèchement à Poulidor qui était le maître du peloton : trente-six secondes ! Plus d’une seconde et demie au kilomètre ! Et les autres à plus d’une minute ! Une démonstration de force.

Cet après-midi-là, Geneviève me révéla les subtilités d’un autre nombre, tout aussi fascinant : soixante-neuf. À dire vrai, ce n’est que quelques années plus tard que j’appris que cela s’appelait comme ça. Avec Geneviève, la position n’avait pas de nom.

Voici comment les choses se passèrent. Après les baisers, caresses et exhibitions d’usage – en trois rencontres, nous avions déjà établi une sorte de rituel des préliminaires – Geneviève me fit allonger sur le dos et, prévoyante, me glissa un oreiller sous la nuque de façon à me relever la tête. Mon érection me battait l’abdomen. Nue comme moi, Geneviève monta à son tour sur le lit, m’enjamba et posa ses genoux de part et d’autre de mon corps étendu, livrant ainsi à mon regard ébloui toute l’étendue de son sillon fessier, du bas des reins jusqu’à la fente de sa vulve tourmentée. Très lentement, elle se laissa descendre vers ma bouche gourmande. Lorsque je n’eus plus besoin de tendre les lèvres pour la toucher, elle s’immobilisa. J’avais le nez sur le trou de son cul dont la senteur poivrée redoubla mon ardeur. Je lui léchai méthodiquement la fourche, la vulve, le périnée et l’anus où je m’aventurai même à pointer une langue curieuse, pendant qu’elle me tenait fermement la bite.ardents34-5

Une fois bien excitée, Geneviève se pencha en avant. Dans ce mouvement, son cul s’élargit plus encore, sa vulve s’épanouit, son anus se dilata, les deux hémisphères de ses fesses blanches s’écartèrent. À son tour, sa bouche me saisit, m’engloutit, me suça. Ses doigts me titillaient le scrotum et me massaient les couilles. Et moi, pour me livrer à elle, j’écartais les cuisses. Je lapais toute sa boutique à grands coups. Ma salive et sa mouillure ne faisaient plus qu’un ; sa bouche était vagin, ma langue bite souple. Pour la première fois de ma vie, je parvins à me retenir vraiment, à contenir la montée de mon sperme que je devinais sous pression quelque part dans mon ventre. La saisissant à deux mains, je lui écartai les fesses. Tout s’ouvrit et je vis enfin l’intérieur de son vagin, crevasse chaotique aux parois mouvantes et convexes, à l’aspect luisant d’une huître grasse, prête à être gobée. Et je restai là, à contempler les secrets de son intimité de mollusque. Quelque part dans mon ventre, les vannes s’ouvrirent. Mon sperme montait et cette fois je ne pouvais plus rien pour arrêter sa course. Il s’écoula dans la bouche de Geneviève, une houle de spasmes agita l’huître géante de son ventre… La radio passait une chanson des Rolling Stones, You can make it if you try

Je ne me souviens pas de la fin de ce premier jour de juillet. Sans doute suis-je allé à la plage, mais cela n’a que peu d’importance. L’essentiel était que je venais de remporter une grande victoire sur moi-même. Désormais, j’étais en quelque sorte maître de mon désir. Fini le temps des éjaculations précoces, des jouissances spontanées…

à suivre...

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Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 2 décembre 2016 5 02 /12 /Déc /2016 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 31

ardents33-1 Elle se branla de la main droite : cela débuta par une sorte de massage circulaire de son pubis, de plus en plus bas, de plus en plus centré sur le haut de sa fente. Bientôt, j’entendis le petit clapotis mouillé de son vagin, léger comme le bruit d’une bulle de salive qui éclate sous la langue. Alors que de la main gauche, elle avait dégagé son clitoris pâle, elle se mit à le frotter du plat de l’index, lentement, systématiquement… Elle soupira, puis gémit. Maintenant, sa vulve était bien huilée et, de temps à autre, de l’index, du majeur et de l’annulaire réunis en fuseau, elle se pénétrait le vagin. Ses doigts en ressortaient luisants de mouillure dont elle se servait pour se lubrifier la fente jusqu’en haut. Ses gémissements devinrent peu à peu une sorte de plainte continue. Son regard aux paupières lourdes ne quittait pas ma queue raide où perlait une goutte translucide de désir.

Brusquement, mon sperme partit tout seul, sans même que je me touche. Ma jouissance ne fit que précipiter la sienne. Ses doigts s’agitèrent frénétiquement sur son clitoris, en mouvements rapides et presque désordonnés. Un tremblement convulsif s’empara de ses jambes et de son ventre, ses pieds se cambrèrent, ses orteils se crispèrent en éventail. Elle ferma les yeux, rejeta la tête en arrière et l’orgasme la transperça comme une flèche ardente. Bahamontès enchaînait allègrement les lacets du col de la Bonette.

Nous voilà de nouveau côté à côte sur le lit. Geneviève me tient légèrement la main droite et la guide entre ses cuisses ouvertes.

- À ton tour ! me glisse-t-elle à l’oreille.

Lorsque mon doigt se pose sur son clitoris, elle est secouée par une sorte de décharge électrique.

- Avec lui, vas-y doucement, il est très sensible. Tourne plutôt autour…ardents33-3

Ainsi, patiemment, elle m’initie aux subtilités des caresses, à l’art d’alterner pressions et effleurements, glissements et palpations… Elle guide aussi mes doigts vers le coussinet grumeleux qui tapisse la paroi supérieure de son vagin, non loin de l’entrée, siège secret de plaisirs redoutables. Pendant ce temps, elle astique ma bite redevenue aussi dure qu’un manche de bakélite, me malaxe langoureusement le gland… Elle s’envoie en l’air encore deux fois, sa vulve est si mouillée que ça coule sur le drap… Et moi, je gicle de nouveau, au creux de sa main caressante.

- Tu veux boire quelque chose ? demande-t-elle en s’essuyant les doigts gluants de sperme avec une petite serviette éponge. Il reste de la limonade.

Comme elle est assise au bord du lit, je vois les plis de son ventre ainsi que la trace bleue d’une veine qui court à fleur de peau le long de sa cuisse et, de nouveau, je suis saisi d’une sorte de répulsion honteuse.

- Non, merci, je n’ai pas soif. Je vais y aller…

Plus tard, quand mon corps aura été longuement lavé à l’eau de mer et séché au soleil, quand la subtile odeur iodée du sable aura définitivement effacé sur ma peau le parfum lourdement fruité de Geneviève, je m’achèterai une bouteille de Pschitt citron que je boirai avec une paille, assis sur le parapet de la digue, face à la mer, le regard au loin…

à suivre...

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Jeudi 1 décembre 2016 4 01 /12 /Déc /2016 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 30

Mais le lendemain matin, le mardi 30 juin, je me réveillai avec une érection en béton, et ma première pensée fut pour Geneviève, ou plus précisément pour son sexe pulpeux. Je traînai une bonne partie de la matinée, au lit, à écouter la radio.

ardents32- Tu es sûr que tu vas bien ? me demandait maman tous les quarts d’heure, à chaque fois qu’elle passait près de ma chambre. Tu ne veux pas prendre ta température ? Peut-être que c’est le soleil d’hier…

- Ne t’inquiète pas, maman… C’est les vacances, j’en profite.

- Sans doute, mais il faut être prudent, surtout avec cette chaleur.

Claude François chantait qu’elles étaient toutes  belles ! belles ! belles  comme le jour ; belles ! belles ! belles  comme l’amour  et Eddy Mitchell qu’il y a toujours un coin qui me rappelle… Et moi, je bandais toujours, incapable de penser à autre chose qu’au cul de Geneviève. J’aurais peut-être mieux fait de me branler une bonne fois pour me calmer mais, à vrai dire, je n’en avais même pas envie…

Malgré tous mes efforts pour ne pas paraître impatient, je ne pus arriver en retard chez Geneviève. Elle prit son temps pour sortir de la salle de bains où elle se faisait belle. Avant d’aller au lit, on passa même par la cuisine où elle me servit un diabolo grenadine. Elle était en peignoir, jambes et pieds nus sur le carrelage. On parla de l’étape du jour où elle espérait que Poulidor allait confirmer sa forme de la veille. En attendant, Jimenez venait de faire des siennes dans la montée du col de Vars. Quand elle me prit la main et me précéda dans l’étroit couloir qui menait à sa chambre, mon érection me tendait le short à tout rompre. Une fois la porte refermée et les doubles rideaux tirés, elle me déboutonna chemisette et short, me saisit en m’embrassant à pleine bouche. Plus tard, elle me laissa dénouer la ceinture de son peignoir et la mettre nue. Et de nouveau, plus rien d’autre n’exista que ses seins, son ventre poilu et son sexe offert.

- Aujourd’hui, je vais me caresser devant toi… Comment dis-tu ? Se branler, c’est ça ?

Je dus dire oui ou faire un signe d’acquiescement, je ne sais plus. Comme la veille, Geneviève se coucha en travers du lit, les talons sur le montant de bois, cuisses ouvertes, genoux relevés. De nouveau, je vis l’immensité ténébreuse de son sexe et je sentis venir les prémices de ma jouissance.

à suivre...

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Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 30 novembre 2016 3 30 /11 /Nov /2016 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 29

ardents31

- Maintenant, masturbe-toi devant moi ! ordonna-t-elle quand elle eut retrouvé son calme. Tiens, regarde, ça va t’aider !

ardents31-1Et me voilà à me branler de la main droite, les yeux rivés à son sexe huileux, gros mollusque palpitant dans son écrin de poils noirs. Jamais je n’ai rien vu d’aussi délicieusement obscène. Le sourire aux lèvres, Geneviève m’observe en se triturant la pointe des seins. L’intérieur de son sexe est sans cesse agité de spasmes visqueux. Ma jouissance ne tarde pas. Bahamontès vient de prendre le large et file vers la victoire. Mon sperme m’arrache des soupirs, je ferme les yeux, c’est trop bon !

Après, nous sommes restés encore quelque temps, allongés l’un contre l’autre, tout nus sur le drap blanc. Geneviève était câline, me caressait le torse, m’ébouriffait les cheveux – je détestais quand maman me faisait ça ! – en me chuchotant des mots doux sur les jours à venir… Bahamontès était toujours en tête tandis que, derrière, Poulidor distançait Anquetil de quelques secondes. Dans la chevelure noire de Geneviève, tout près de la nuque, j’aperçus quelques cheveux blancs, puis, alors que je passais la main sur ses seins un peu mous, je sentis de fines vergetures, et encore d’autres sur son ventre, sous le nombril. Je détournai les yeux. Trop tard ! Brusquement me vint le dégoût de moi-même, sans doute pareil à celui qu’avait éprouvé Frédéric Moreau lors de sa dernière rencontre avec madame Arnoux. Ma jouissance passée me parut vaine, presque écoeurante.

- Il va falloir que j’y aille, dis-je en m’écartant lâchement.

Et comme elle se pressait lascivement contre moi, plaquant son ventre chaud sur mes hanches, j’ajoutai :

- Si je traîne trop, maman va s’inquiéter… Elle va me poser des questions et je ne sais pas mentir…

 

J’avais hâte de me rhabiller, de quitter cette chambre si semblable à celle de mes parents avec son grand lit de bois sculpté, ses deux tables de nuit et son armoire assorties, ses descentes de lit avec des biches au bord d’un étang, ses doubles rideaux jaunes, son papier à fleurs… J’avais besoin de grand air, d’espace, d’horizon. J’avais besoin de voir des corps d’adolescentes aux poitrines juvéniles et d’entendre leurs rires un peu bêtes… À peine arrivé à la plage, je me précipitai dans les vagues ; j’y restai plus longtemps que d’ordinaire, jusqu’à en avoir la chair de poule. Après, il y eut le bain de soleil, le cornet de glace vanille-fraise. Je désirais ne garder aucun souvenir de la rue du Bois-Soleil, ni sur ma peau purifiée à l’eau de mer, ni dans ma bouche parfumée à la crème glacée… Je n’y remettrais plus jamais les pieds, promis !

à suivre...

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Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mardi 29 novembre 2016 2 29 /11 /Nov /2016 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 28

ardents30Malgré mon impatient désir de la voir intégralement nue, Geneviève m’initia à la délicieuse souffrance du montré-caché, du corps qui se donne puis se dérobe, des caresses retenues, du viens et du pas maintenant. Cependant, alors que Bahamontès basculait en tête au sommet du col du Télégraphe, elle se laissa enfin déshabiller et, allongée en croix sur le lit, m’abandonna la contemplation de son corps nu. Ses cheveux noirs éclaboussaient l’oreiller blanc, tout comme sa touffe qui foisonnait en haut de ses cuisses pâles. À peine eut-elle baissé mon short et saisi ma bite que mon sperme s’échappa en quelques jets rapides et légers qui empesèrent le drap.

- Ce n’est pas grave, me dit-elle sans amertume. On a tout notre temps, il y a encore le Galibier ! En attendant, mets-toi à genoux sur la descente de lit, je vais te montrer quelque chose.

La tête de course s’était regroupée dans la vallée. Tout était à refaire. Geneviève se tourna vers moi, les fesses nues au bord du matelas, les pieds posés sur le montant de bois, si bien que cela relevait ses genoux. Elle écarta largement les cuisses et, pour la première fois, je vis tout son sexe. Dieu, que c’était à la fois beau et inquiétant ! Cela m’apparut bien compliqué, avec ces lèvres qui semblaient inachevées, ce trou qui n’en était pas vraiment un, ces plis et replis humides, ce bouton pâle tout en haut de la fente, ces muqueuses d’un rose fragile, ce trou du cul si proche et cette masse épaisse de poils noirs tout autour. L’odeur puissante de son désir me satura les narines et je me remis à bander avec force.

- S’il te plaît, Tristan, lèche-moi !

Et pour m’encourager, elle passa les mains sous ses fesses et s’ouvrit davantage. Sa vulve était maintenant béante, laissant deviner la ténébreuse caverne de son vagin.

- Viens, n’aie pas peur !

Au fur et à mesure que mon visage s’approchait de son ventre, l’odeur devenait plus intense, presque enivrante. Ma bouche se posa comme une ventouse sur sa vulve. C’était doux. De sa voix chaude, Geneviève guida ma langue et mes lèvres de bas en haut. En élève docile et studieux, je suivis ses instructions, glissant ici, m’attardant là. Ses poils soyeux me caressaient les joues… Le groupe de tête venait de passer le village de la Charmette et allait s’attaquer aux premières pentes du Galibier.

- Oh, mon Dieu, Tristan, continue ! Ne t’arrête surtout pas !ardents30-1

Son sexe maintenant noyé de salive et de mouillure se fit plus accueillant, plus tendre. Ma langue alternait les profondes pénétrations de son large vagin et les titillements de son clitoris dur et congestionné. Geneviève posa ses mains sur ma nuque pour ne pas me perdre et, le sexe plaqué sur ma bouche, elle jouit en serrant les dents et en grimaçant.

à suivre...

 

 

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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