Samedi 21 janvier 2017 6 21 /01 /Jan /2017 08:00

Courte pause vidéo de fin de semaine dans votre lecture des "Ardents de la Rue du Bois-Soleil"

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Vidéo : Les petits jeux solitaires d'une jeune femme à lunettes

Par michel koppera - Publié dans : videos et webcam - Communauté : Arts érotiques
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Vendredi 20 janvier 2017 5 20 /01 /Jan /2017 08:00

" Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 55

Ainsi est passé l’été. Aurélie a continué à jouer au détective privé, surtout sur Internet, dans les archives des années 1963-64. En bricolant la photo de classe, elle a réussi à isoler le visage de Tristan Daimler et à en tirer un portrait grand format qui occupe la première page du dossier qu’elle appelle le dossier GT (évidemment, G pour Geneviève et T pour Tristan). Elle a lu et relu les pages des deux récits croisés de leur relation secrète, en quête du plus petit indice qui aurait pu la mettre sur la voie d’une explication.

ardents58En octobre, la boîte d’intérim où elle travaille lui a confié un nouveau poste, celui de la prise en charge des jeunes sans diplôme à la recherche d’une première embauche. Elle m’a dit que c’était une promotion, un poste à responsabilités ; je veux bien le croire même si je n’ai pas vraiment vu la différence sur ses bulletins de salaire…

Durant tout l’automne, on a continué à baiser nos trois fois par semaine réglementaires. Aux premiers froids, Aurélie a fait provision de collants et, pour la première fois, de paires de bas ainsi que d’une guêpière. Elle a aussi peu à peu alterné robe et pantalon pour aller au travail, commencé à se maquiller presque quotidiennement et à se vernir les ongles des doigts puis plus tard des orteils.

- Je vieillis… Il faut que je m’assume comme femme, dit-elle à chaque fois que je m‘étonne d’une de ses nouvelles métamorphoses.

à suivre...

 

 

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 18 janvier 2017 3 18 /01 /Jan /2017 08:00

" Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 54

La suite de la course, on l’a suivie à la télé ou à la radio. À la télé, chez mon oncle avec de la bière et des arachides grillées. L’oncle faisait les commentaires, traitait les concurrents d’aujourd’hui de représentants en pharmacie, de coureurs-sandwichs, de tricheurs professionnels et évoquait l’époque des grands héros qui avaient pour nom Anquetil, Bobet, Hinault ou Copi…

- C’est le fric qui a tout pourri !

Je n’étais pas loin de lui donner raison. Aurélie était moins catégorique. À cette occasion, j’ai été surpris de l’entendre comparer la mort de Tom Simpson sur les pentes du Mont Ventoux à celle de Philippidès après la bataille de Marathon !

ardents57Le reportage radio de l’étape nous a accompagnés sur l’autoroute qui nous ramenait à Paris et, pour l’arrivée sur les Champs Elysées, on s’est vautrés dans le canapé du salon, face à l’écran plat. Il faisait beau, Aurélie ne portait pas de culotte sous sa jupette jaune ; moi, rien sous mon bermuda. Alors on a baisé comme des malades pendant que le peloton groupé et paresseux parcourait inlassablement le même circuit parisien, reluquait les cuisses écartées de l’Arc de Triomphe, longeait les arcades mystérieuses de la rue de Rivoli, frôlait le phallus mégalithe de l’Obélisque. On a baisé jusqu’aux dernières tentatives d’échappée en solitaire, jusqu’au sprint final, jusqu’aux gerbes de fleurs et d’accolades, jusqu’aux discours en langue de bois massif, jusqu’aux portes de la nausée cycliste…

- Alors, t’en as parlé à ton oncle ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ?

On y revenait sans cesse.

- Rien que tu ne saches déjà… Il se souvient que Tristan Daimler et lui avaient été assez proches, mais sans plus. Il n’a aucune idée des raisons pour lesquelles il n’est pas revenu au lycée en terminale. Il pense que ses parents avaient déménagé pendant l’été. De toute évidence, il ignore tout de l’aventure entre son copain et tante Geneviève…. Ou alors, s’il sait quelque chose, il joue très bien les ignorants…

- À ton avis, comment le cahier à spirale de Tristan et le journal intime de ta grand-tante se sont retrouvés ensemble ? Il a bien fallu que quelqu’un, à un certain moment, les réunisse… et arrache les dernières pages du cahier…

Voilà, on y était, au cœur de l’énigme. Pour Aurélie, c’était sa pierre de Rosette, son meurtre sur le Nil, son mystère de la grande pyramide à elle. Et ça la rendait insupportable mais terriblement désirable.

 

Je venais de lui jouir dans le cul et deux gouttes de sperme perlaient le diaphragme de son anus étoilé. 

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Lundi 16 janvier 2017 1 16 /01 /Jan /2017 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 53

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Et nous voilà, de bon matin, au bord d’une route abrupte et étroite. Il paraît que c’est une ascension décisive, une sorte de juge de paix, comme disent les journalistes sportifs. Il est dix heures du matin, il fait déjà une chaleur de plomb fondu. Pas un poil d’ombre, rien que le soleil. À perte de vue, le long de la route en lacets, des bagnoles garées à-la-va-comme-je-te-pousse, des camping-cars équipés comme des motels sur quatre roues avec parabole et tutti quanti, des crétins en bermuda qui ont badigeonné des crétineries sur le bitume surchauffé, d’autres crétins qui agitent des drapeaux… On patiente… De temps en temps passe en trombe une moto de presse ou une voiture officielle … Ça crée une émotion, une petite montée d’adrénaline. Fausse alerte ! Aurélie a mis un tee-shirt très moulant qui fait jaillir ses tétons pointus et une jupe trop courte pour son string. En face, de l’autre côté de la route, il y a un trio de jeunes Hollandais oxygénés qui lui reluquent le haut des cuisses et lui sourient avec parfois des mimiques obscènes. Elle fait semblant de ne pas les voir, mais continue discrètement de leur montrer son cul. Je sais bien que je ne devrais pas, mais ça m’excite de savoir qu’elle les allume…ardents56

Enfin, alors qu’on vient de sortir le thermos de café, voilà la caravane publicitaire qui s’annonce. On l’entend venir de loin, à grand renfort de musiques saturées, de klaxons, de sirènes et de mégaphones. C’est la foire à Neuneu, la quinzaine commerciale en goguette, le grand Guignol de la conso… Filles aguicheuses, voitures bariolées et déguisées comme pour la grande parade de Disneyland, échantillons jetés par poignées à la foule, promotions en direct… Ça dure une bonne demi-heure. Il y en a qui s’entretueraient pour une casquette ou un sachet de café soluble lancés par une de ces créatures blondes à forte poitrine pas plus humaines que des photos de magazines… À ce petit jeu, tante Mireille collectionne les trophées : un paquet de chewing-gums fraîcheur polaire, un bracelet multicolore en tissu éponge, un porte-clefs, une mini-bombe de crème à raser parfumée à la menthe, un sachet de chips à l’ancienne, un autocollant pour une compagnie d’assurances, une peluche bancaire…  Rien que du bonheur ! Aurélie est aux anges. L’oncle Jean écoute la radio pour savoir où en sont les coureurs… Il paraît qu’il y a des échappés. En attendant, on a largement le temps de reprendre un café et même de boire une bière avant de les voir arriver !

Assise sur une chaise pliante de toile bleue – vous savez, le style plage au ras du sol qui vous met les genoux à hauteur des épaules – Aurélie, les jambes ouvertes, une boîte de Heineken dans une main, une Dunhill dans l’autre, montre ostensiblement son ventre aux jeunes Hollandais qui n’en perdent pas un poil. Je bande ferme.

ardents56-0Finalement, voici les coureurs. Une armada de motos, de voitures avec gyrophares les précède. J’ai la vision fugace de deux types à vélo qui passent en trombe malgré la pente. Ce qui me reste, c’est malgré les clameurs le bruit sensuel de leurs chaînes bien huilées et la forte odeur d’embrocation de leurs jambes dorées… Puis, deux minutes et cinquante-sept secondes plus tard, le groupe maillot jaune. La foule est en délire : les jeunes Hollandais en oublient Aurélie, agitent leurs drapeaux, poussent des cris bataves, et il y en a même un qui se met à courir à côté du peloton en hurlant… Tout va trop vite. Après, passent d’autres concurrents, les attardés, en groupe ou solitaires, parfois à l’agonie. On les encourage, sans réelle conviction, par devoir. Beaucoup plus tard, c’est la voiture balai. C’est terminé. Je n’ai reconnu personne, aucune star… Décidément, je ne comprendrai jamais rien au cyclisme ! Heureusement qu’Aurélie a fait des photos !

 

Il nous faut au bas mot deux heures pour nous extraire des embouteillages et rejoindre la vallée. À l’avant, l’oncle Jean et sa femme parlent de tout et de rien, sur la banquette arrière, Aurélie a la main dans mon bermuda et me caresse comme par distraction. J’ai les doigts dans sa chatte et je lui baratte le désir. Finalement, j’éjacule dans mon boxer tout neuf. 

à suivre...

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Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 13 janvier 2017 5 13 /01 /Jan /2017 08:00

" Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 52

Aux heures brûlantes de la sieste, allongée nue sur le drap, Aurélie était encore en proie à la plus vive excitation. Les cuisses écartées, les genoux un peu relevés, la main gauche à se triturer alternativement les tétons entre le pouce et l’index, la main droite à se branler énergiquement, elle cherchait une jouissance qui fuyait sous ses doigts.

ardents55- Tu te rends compte, ton oncle n’a reconnu que lui ! Et dire qu’on croyait qu’ils étaient côte à côte sur la photo… Dis, tu vas essayer d’en savoir plus, c’est ton oncle, après tout… Fais-le pour moi, s’il te plaît !

Elle était tellement mouillée que l’agitation de ses doigts provoquait un petit clapotis. C’était magique ! Alors, je me suis agenouillé à la tête du lit pour glisser ma queue raide entre ses lèvres. Et sa bouche qui venait d’avaler un déjeuner dominical composé de tomates-mozarella, de côtelettes d’agneau grillées accompagnées d’un gratin de courgettes, de salade verte du jardin, de fromage de chèvre frais, d’une tarte aux fraises du jardin, le tout arrosé d’un petit verre de porto, de deux autres de beaujolais, d’un café et d’eau fraîche, sa bouche que j’avais regardée mastiquer avec son habituelle obscénité discrète, sa bouche aux lèvres toujours entrouvertes, sa bouche chérie a volontiers tété ma bite et avalé mon sperme comme la dernière friandise d’un repas de fête.

- Tu sais que demain, le Tour de France passe dans le coin ? J’en ai parlé à ton oncle… T’es partant ?

 

Je n’ai pas dit non. Je n’avais pas vraiment le choix. Avec Mireille, ils avaient déjà préparé les sandwichs, les œufs durs, les bières et le rosé, les glacières et les sièges pliants…

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 11 janvier 2017 3 11 /01 /Jan /2017 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil", # 51

Au mois de juillet, on a profité d’une semaine de vacances pour rendre visite à mon oncle Jean. Pour y arriver, c’est toute une aventure. De Paris jusqu’à Valence, ça va tout seul, il suffit de suivre le fleuve tranquille de l’autoroute. C’est après que ça se complique : il faut obliquer brutalement vers l’est et s’enfoncer dans des vallées de plus en plus étroites, sur des routes de plus en plus entortillées. À la fin, au bout du bout, il y a des endroits où deux voitures ne peuvent même plus se croiser. Avec tous ces virages, Aurélie avait mal au cœur…

ardents54Mon oncle Jean habite – avec sa femme – dans le Vercors. Ils sont à la retraite tous les deux, alors ils passent leurs journées à contempler la montagne et à trouver ça beau… De toute façon, il n’y a rien d’autre à faire ! Le premier village est à trois kilomètres. Trois kilomètres, on pourrait dire que c’est rien, mais en voiture, avec tous ces virages qui s’enchaînent, faut bien compter vingt minutes. Et on ne parle pas du supermarché, du cinéma ou du médecin, là faut plutôt tabler sur une demi-journée ! Donc, regarder la montagne ou baiser, il n’y a pas vraiment le choix. Avec Aurélie, on a opté pour la baise, parce que la montagne ça ne nous branche pas vraiment…

Mon oncle Jean, il a soixante-trois ans, le nez envahi de couperose et un gros ventre. Car il aime trop manger. Mireille, sa femme depuis plus de trente ans, elle fait tout ce qu’elle peut pour modérer ses appétits et son taux de cholestérol. En vain. C’est pour ça qu’on avait été surpris d’apprendre qu’il avait naguère lancé le javelot et couru le 400 mètres.

- Erreurs de jeunesse ! dit-il en se pianotant jovialement la bedaine.

Evidemment, il n’était pas question d’évoquer le rôle d’une certaine Reine Victoire dans sa brève carrière sportive. Qu’était-elle devenue celle-là ? Aurélie aurait bien aimé le savoir.

On lui a montré la photo de classe en lui disant qu’on l’avait trouvée sur Internet. Pas de danger qu’il aille vérifier : ils n’avaient pas d’ordi et n’y connaissaient rien en informatique ! C’était dimanche. On était encore à table. On venait de prendre le dessert et on attendait le café. L’oncle Jean a posé la photo à plat sur la table de la salle à manger et il est resté très longtemps à la regarder en répétant :

- Ben, ça alors !... Ça alors !...

- Vous reconnaissez quelqu’un ? a demandé Aurélie dont je devinais le cœur battant.

L’index boudiné de l’oncle Jean se promenait lentement sur la photo. Puis il s’est arrêté sur un visage, au dernier rang, en haut à gauche : une tête blonde comme celle des autres, mais un regard clair, une esquisse de sourire malicieux…

 

- Lui, il s’appelait Tristan, Tristan Daimler !

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Lundi 9 janvier 2017 1 09 /01 /Jan /2017 13:35

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 50

ardents53À la suite de notre escapade à M**, il y a eu plusieurs semaines d’embellie pendant lesquelles j’ai cru l’affaire classée, comme on a coutume de dire. Même si Aurélie avait mis sous cadre la photo de classe de la première B du lycée Tocqueville, année scolaire 1963-64, il n’était plus question de tante Geneviève, ni de Tristan Daimler.

Aurélie va bientôt avoir vingt-neuf ans. Ça fait presque cinq années qu’on vit ensemble. On s’est connus à un festival de rock. Elle a un boulot de conseillère dans une boîte d’intérim ; moi, je suis employé de banque, pas au guichet mais dans un bureau, au deuxième étage. Aurélie est brune, enfin plutôt brune. Elle a une peau laiteuse, de petits seins ronds, une grande bouche et de belles dents. Un très beau cul aussi avec un petit papillon tatoué sur le haut de la fesse gauche ! Elle doit mesurer un peu plus d’un mètre soixante, mais je n’ai pas vérifié. C’est comme pour son poids, je n’en ai aucune idée, elle ne se pèse jamais, tout au moins pas en ma présence. De toute façon, elle n’a vraiment pas besoin de se peser ! Nos parents se sont rencontrés deux fois, histoire de faire connaissance ; cependant, il n’a jamais été question de mariage, ni même de fiançailles ou de PACS. Aurélie aime le hard rock genre heavy metal, la cuisine italienne, les séries policières américaines et les bouquins de Fred Vargas. À table, elle ne ferme pas complètement la bouche quand elle mâche. Je n’ai jamais trouvé ça choquant ou mal élevé ; au contraire, je trouve ça excitant. Ça me fait toujours bander de la regarder manger. Je pense que je suis amoureux d’elle.ardents53-1

Ce qui m’a aussi drôlement émoustillé, c’est quand Aurélie a décidé de ne plus s’épiler le pubis. Je l’avais toujours connue avec le sexe rasé de frais. Au bout de trois semaines, elle arborait déjà un beau triangle sombre, d’un brun soutenu, épais en plus. En prime, une pilosité plus secrète ombrait désormais sa raie culière.

- J’en avais marre de mon ventre de gamine, il était grand temps que je me décide à grandir. Je te plais encore comme ça ? On dirait…

 

Effectivement, je bandais comme un âne. Et comme c’était aussi le jour de l’été et de la fête de la musique, on a inauguré sa nouvelle chatte de femme mûre en baisant face au grand miroir mural de notre chambre, moi allongé sur le dos, elle assise sur mon ventre, les cuisses très écartées comme dans les films pornos… Une position de pros du hard !

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Vendredi 6 janvier 2017 5 06 /01 /Jan /2017 08:00

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 49

Malgré tous ces mystères, non-dits et sous-entendus, je ne parvenais pas à me passionner pour cette aventure. Le passé de ma famille m’était plutôt indifférent et je me sentais avant tout un homme du présent, entièrement tourné vers le futur. Que m’importait si telle cousine avait collectionné les amants, si tel oncle était homo, ou si je ne sais quel grand-père avait fait de la prison pour escroquerie… Aussi quand Aurélie m’a suggéré d’aller passer en amoureux un week-end de mai à M**, je lui ai d’abord conseillé d’y aller toute seule, parce qu’elle était assez grande et qu’elle n’avait pas besoin de moi pour remuer la merde, mais devant sa mine déconfite et ses larmes, j’ai cédé…

ardents52Trois cents kilomètres d’autoroute plus tard, on était dans une chambre d’hôtel face à la mer et ses bateaux… Aurélie avait retrouvé le sourire et un plan de la ville.

Le temps était maussade, le ciel gris jusqu’à l’horizon et il tombait une petite pluie fine comme pulvérisée par un brumisateur. Ce n’était pas pour me déplaire.

On a commencé par le lycée où le concierge nous a de mauvaise grâce laissé consulter les archives numérisées de l’établissement, non sans nous avoir fait remarquer à plusieurs reprises qu’on était un samedi matin et que le lycée était en principe fermé, mais que puisque nous avions fait trois cents kilomètres rien que pour un simple renseignement, il allait faire un geste… Année 1963-64, classe de première B, série sciences ex, les deux noms dans la liste des 27 élèves : DAIMLER Tristan, SEVESTRE Jean… Et même une photo de classe – les vingt-sept étaient là – où j’ai fini par repérer mon oncle. Peut-être que Tristan Daimler était un des deux camarades qui l’encadraient au second rang, tous les deux blonds, aux cheveux courts… Peut-être… Ils avaient tous l’air trop sérieux et un peu compassé des lycéens d’alors, avec leurs blouses uniformes, leurs cols blancs cravatés, leurs pull-overs unis avec encolure en V… Une prof aussi, assise au milieu du premier rang, blonde permanentée, en tailleur, la cinquantaine ménopausée. Année 1964-65. Plus de trace de Tristan DAIMLER, juste Jean SEVESTRE, terminale B et SEVESTRE Sylvie en seconde A. Mais pas de photo de classe de cette année-là…

- Tu te rends compte, il est sans doute quelque part sur cette photo, m’a dit Aurélie en récupérant la copie tout juste sortie de l’imprimante.

La feuille en tremblait entre ses doigts.

Ensuite, passage à la mairie. On nous a dit que la maison de retraite avait été fermée par arrêté préfectoral après la canicule de l’été 2003. Trop de décès, chambres non climatisées, personnel mal formé, mauvaise gestion…

L’après-midi, on est passés rue du Bois-Soleil. Nouvelle déception pour Aurélie : au numéro 17, il y avait maintenant un petit immeuble résidentiel flambant neuf. On a eu plus de chance, si l’on peut dire, au 51 de la rue Barbey d’Aurévilly, à quelques centaines de mètres de là : façade et volets défraîchis, hautes fenêtres étroites. Mais pas de Daimler sur les boîtes à lettres alignées sur le mur du corridor d’entrée… Pourtant, on est montés jusqu’au palier du premier étage. Trois portes quasiment identiques. Aurélie m’a regardé avec un air de grande détresse.

- On a quand même une photo, que je lui ai dit pour la réconforter.

Elle m’a souri.

Sur le chemin du retour vers l’hôtel, on est passés devant la cathédrale. Alors qu’on traversait le parvis, la pluie s’est mise à tomber plus fort et le vent à chasser les derniers passants.

- Viens, on va se mettre à l’abri !

Aurélie m’a pris par le bras pour m’entraîner dans les entrailles de l’édifice. J’aurais dû refuser, mais j’étais incapable de me dominer et sa voix persuasive agissait comme un philtre qui réduisait à néant tous mes efforts de résistance. On a remonté l’allée centrale de la nef, sous les clefs de voûte. Le ventre de la cathédrale était presque désert ; il n’y avait de vivant que deux vieilles femmes assises face à l’autel et un homme en soutane qui étouffait, une à une, les flammes des cierges et des bougies. Nos pas résonnaient et faisaient naître des échos clairs qui se répondaient dans l’édifice.ardents52-1

Devant l’autel, Aurélie m’a repris la main et attiré dans un transept, au fond d’une petite chapelle sombre, à l’abri des regards, derrière un confessionnal en bois surchargé de sculptures baroques. La chapelle était consacrée à Sainte Véronique dont une statue en plâtre peint trônait sur un piédestal. Un vitrail diffusait une lueur orangée sur le visage de la sainte. Et je voyais surtout ses yeux tournés vers le ciel, à demi révulsés par l’extase mystique.

On était immergés dans une épaisse pénombre aux relents d’encens refroidi. Aurélie avait gardé ma main dans la sienne. Elle était tout contre moi et, dans l’obscurité complice, sa bouche chaude s’est approchée tout près de mon oreille.

- Personne ne nous voit, personne ne viendra nous déranger… Il faut juste faire gaffe à ne pas faire trop de bruit…

Son souffle a effleuré ma joue et sa main a pressé la mienne. Peu à peu, le parfum si particulier de son désir montait jusqu’à moi et effaçait la froideur de la pierre. Son corps souple se pressait contre mon ventre dur. Ma main libre s’est glissée sous sa jupe, remontant entre ses cuisses nues… Seuls comptaient maintenant sa peau tiède, ses petits seins fermes… Ma main a jeté le trouble dans sa culotte de coton, soulevé et relevé sa jupe sur ses hanches et découvert son ventre offert. Ses doigts à elle sont venus à la rencontre des miens, m’ont quitté, ont fouillé mon pantalon, se sont emparés de ma queue pour la glisser entre ses cuisses écartées.

- Guillaume, je compte sur toi. Baise-moi, fais moi jouir… Est-ce que tu m’aimes un peu ? Embrasse-moi !

Dans l’ombre, ma bouche a trouvé d’elle-même le chemin de ses lèvres, ma bite celui de sa vulve qui bâillait. Les bras passés à mon cou, la tête posée sur mon épaule, elle m’encourageait. Ses cuisses me cisaillaient les hanches, ses pieds noués sur mes reins me maintenaient en elle. Elle était adossée au mur de pierre pendant que, des deux mains, je lui soulevais les fesses en cadence, au rythme frénétique de son désir. Elle a serré les dents pour contenir les soupirs que lui arrachait le va-et-vient de ma queue qui lui labourait le vagin. Le jus de sa chatte coulait sur mes doigts. Bon Dieu, quel pied !

- Viens, s’il te plaît Guillaume, vas-y à fond !

En levant les yeux, m’est apparu encore une fois le visage de plâtre de Sainte Véronique, le regard tourné vers les cieux, et j’ai joui comme jamais…

- Ça ressemble plus à un pèlerinage qu’à un voyage, que je lui ai dit à Aurélie pendant qu’elle réajustait sa jupe.

Je ne suis pas sûr qu’elle m’ait bien compris.

 

 

***/***

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Mercredi 4 janvier 2017 3 04 /01 /Jan /2017 08:00

" Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 48

ardents51Après, alors que mon sperme suintait de sa vulve encore tuméfiée de désir, Aurélie m’a parlé d’une conversation secrète avec maman, enfin si on peut appeler ça une conversation.

- On a un peu discuté dans la cuisine. Je lui ai posé des questions sur ta grand-tante. Elle n’a pas été très bavarde, c’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant, une chose est sûre : elle ne l’a pas oubliée. Elle se souvient surtout de ses cheveux noirs et aussi qu’elle tricotait des pull-overs pour toute la famille. Rien de plus. Parce que quand j’ai prononcé le nom de Tristan Daimler, elle s’est arrêtée de parler… Elle était debout devant l’évier à laver des couverts, et elle est restée comme ça, debout sans bouger, soudain muette, les mains plongées dans la mousse… J’ai cru que ça n’en finirait jamais.

- Comment tu dis qu’il s’appelait ? qu’elle m’a demandé presque brutalement, mais sans me regarder.

- Tristan… Tristan Daimler…

- Ça ne me dit rien du tout !

Elle mentait, j’en suis sûre.

Aurélie m’a dit aussi qu’elle avait entrepris des recherches au sujet de ce Tristan. Elle n’en avait trouvé aucune trace dans les annuaires électroniques, cependant, sur Internet, un site d’archéologie faisait référence à un petit ouvrage consacré aux rites funéraires dans l’Egypte prépharaonique et signé Tristan Daimler. La publication datait de presque trente ans et le livre était depuis longtemps épuisé et introuvable. Evidemment, aucun renseignement sur son auteur, pas même une date de naissance, encore moins une photographie !

Aurélie n’avait pas renoncé pour autant.

Dans les jours qui ont suivi, à force de caresses et de silences boudeurs, elle est parvenue à me convaincre de contacter mon oncle Jean qui habitait très loin, si loin qu’on ne se voyait plus. Au téléphone, j’ai préféré ne pas évoquer la découverte du journal de tante Geneviève, alors j’ai triché :

- L’autre jour, maman m’a dit que, quand tu étais au lycée à M**, tu avais habité chez tante Geneviève, c’est vrai ?

Il y a eu un long silence, très long silence… J’ai même cru qu’il allait me raccrocher au nez. Mais non.

- Oui, pendant  mes années de seconde et de première…

- Pourquoi pas en terminale ?

Je sentais presque physiquement que j’avançais en terrain miné.

- Parce que Geneviève avait déménagé et que ta mère est entrée en seconde, alors cette année-là, les parents nous ont mis tous les deux à l’internat. Mais ça m’étonne que ta mère ait parlé de tout ça !

- C’est qu’elle se souvient de t’avoir rendu visite chez tante Geneviève, un dimanche après-midi, alors que tu étais cloué au lit à cause d’une entorse à la cheville.

- Ah, ouiii ! (il a traîné beaucoup sur le i, comme pour se donner le temps de la réflexion) Elle se souvient de ça ! C’est vraiment incroyable ! Moi, ça m’était complètement sorti de l’esprit !

- Le plus incroyable, c’était d’apprendre qu’un jour tu as fait du sport !

- Comme tu vois ! Sans doute l’inconscience de la jeunesse !

Et on a rigolé. Devant moi, Aurélie me faisait des signes désespérés pour que je pousse plus avant la conversation, que je pose d’autres questions plus précises. Mais toujours cette crainte d’en dire trop et de me trahir. Par prudence, j’ai coupé court. On s’est promis de se revoir.

- Si tu as l’occasion de passer dans la région, viens nous voir, ça nous fera vraiment plaisir de t’accueillir. Toujours avec Aurélie ?

- Toujours.

- Alors on vous attend. On vous préparera la chambre verte, celle qui donne sur la montagne.

 

J’ai raccroché, Aurélie était furieuse.

à suivre...

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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Lundi 2 janvier 2017 1 02 /01 /Jan /2017 14:27

"Les ardents de la Rue du Bois-Soleil" # 47

Début de la seconde partie du roman : Aurélie et Guillaume

Geneviève, c’est tabou dans la famille, faut pas en parler sous peine d’embrouilles ! C’est le genre de sujet qui gâche à coup sûr un repas de fête. On n’a même pas une photo d’elle, enfin pas dans les albums officiels ou dans les cadres dorés accrochés aux murs. Il doit bien y en avoir qui en ont gardé quelque part dans des tiroirs fermés à clef ou des cartons dans les greniers silencieux.

ardents50Geneviève, c’était – j’écris c’était, après tout je n’en sais rien, si ça se trouve elle est bien vivante et même guillerette - bon, admettons, Geneviève c’est la sœur de mon grand-père maternel. Je ne l’ai jamais connue. J’aurais pu ignorer totalement son existence. À ma naissance, elle avait déjà rompu toute relation avec la famille. Seulement voilà, Alzheimer s’en est pris à maman qui a commencé à mélanger l’essentiel et le futile, le passé et le présent, le rêve et la réalité… Et puis à laisser traîner des papiers partout, elle qui toute sa vie avait été une maniaque du rangement méthodique et rationnel. Papa a retrouvé une facture EDF impayée dans le Petit Larousse et sa carte d’identité à la poubelle… C’est comme ça qu’un jour, alors que j’étais venu passer un week-end chez mes parents avec Aurélie – Aurélie, c’est ma compagne depuis pas mal d’années maintenant – on a découvert quelques feuillets du journal intime de tante Geneviève glissés dans le mince cahier des souvenirs de Tristan Daimler…

À vrai dire, c’est Aurélie qui les a trouvés par hasard dans le gros classeur où Maman range depuis toujours ses recettes de cuisine découpées dans les magazines. Elle les a d’abord lus en cachette et ce n’est que le lundi suivant, alors qu’on était rentrés à Paris, dans notre appartement de la rue Buffon, juste en face du jardin des Plantes,  qu’Aurélie m’a dit :

- Tiens, lis, ça devrait t’intéresser !

À la première lecture, j’ai pas bien compris. En fait, j’y croyais pas vraiment. Je me souviens que je me suis surtout attardé sur les quelques passages où il était question de maman. Quant au reste…

- Tu trouves pas ça étrange, qu’elle m’a dit Aurélie, ce cahier à spirale où il manque les dernières pages ? J’ai compté, il y a sept feuilles qui ont été arrachées, il reste même des bouts de papier déchiré dans la spirale.

Ce qui était surtout bizarre, c’est qu’elle s’était mise à me parler de ça alors qu’on était en train de baiser. J’étais bien calé au fond de son vagin, la queue au chaud ; elle sur le dos, moi entre ses cuisses ouvertes. Avec Aurélie, l’amour c’était confortable et rassurant. Du prêt à baiser : elle se mettait à poil, s’allongeait sur le lit, me montrait son ventre intégralement épilé, me prenait la bite tout en se caressant furtivement le clito… Comme ça, quand j’étais bien dur, elle était prête aussi. On le faisait deux à trois fois par semaine, surtout pendant le week-end parce que le reste du temps, il y avait le boulot, les magasins et la télé.ardents50-1

Ce soir-là, il m’a semblé qu’elle a joui plus fort que d’ordinaire, ou tout au moins, qu’elle était plus mouillée, plus amoureuse aussi. Mais nous étions au printemps et il faisait presque chaud.

à suivre...

 

 

Par michel koppera - Publié dans : Les ardents de la Rue du Bois-Soleil - Communauté : Fantasmes et écriture
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